Une autre victime pour le magicien

Jean-Guy Girard attend la confection du rapport présentenciel... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Jean-Guy Girard attend la confection du rapport présentenciel et son dépôt avant de savoir ce qui l'attend comme sentence.

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Après avoir fait quatre victimes à Saguenay, le magicien Jean-Guy Girard a plaidé coupable, lundi, à une autre accusation d'agression sexuelle sur une ancienne camelote d'Alma.

L'Almatois de 62 ans s'est présenté devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, pour régler ce dossier du district judiciaire d'Alma.

Les faits reprochés à Girard remontent à décembre 1995 et se sont terminés en juin 1996. Chaque semaine, il a profité du passage de sa camelote pour lui faire des attouchements. Il a utilisé le même stratagème qu'il avait pris pour ses victimes de Saguenay, soit de faire apparaître des pièces de monnaie derrière les oreilles de sa victime, mais aussi dans ses vêtements.

« La victime était âgée de 14 ans à l'époque. Lorsque venait le temps de payer son journal, il effectuait des tours de magie. Il faisait apparaître des pièces de monnaie. Il a touché les cuisses, les fesses et la vulve de la jeune fille par-dessus ses vêtements. Il a répété les tours de magie chaque semaine. Il a même déjà invité la jeune fille à voir son unicycle au sous-sol de la maison. Il lui a fait essayer et il a profité de sa difficulté à se tenir pour lui toucher les cuisses et les fesses», a relaté Me Marie-Christine Savard, procureure de la Couronne.

« La dernière fois qu'il a posé les gestes, il a demandé à la victime de passer par la porte arrière la maison. Lorsqu'elle est arrivée, il a prétexté vouloir voir son bronzage. Il a tiré sur son chandail pour voir ses seins. Mais il n'a pas été en mesure de les voir, étant donné que la victime portait un soutien-gorge et une camisole. Lors de son témoignage, M. Girard a dit avoir eu une pulsion. Il était excité. Il sait qu'il aurait dû juste toucher les oreilles, mais il est allé plus loin», a poursuivi Me Savard.

Me Luc Tourangeau, en défense, a précisé que cette plainte est survenue à la suite de la médiatisation des agressions sexuelles commises à Saguenay entre le milieu des années 80 et le début des années 2000. Il a fait quatre victimes.

«La médiatisation du dossier et la publication de la photographie de mon client ont fait en sorte que la victime d'Alma l'a reconnu et s'est rendu compte qu'il avait posé des gestes similaires à son endroit», a précisé Me Tourangeau.

Juste avant d'être reconnu coupable, Jean-Guy Girard a été questionné par le juge afin de savoir s'il reconnaissait les gestes qui lui étaient reprochés.

«Oui sauf pour le fait que j'aurais touché la vulve de la victime. Je me souviens avoir fouillé dans les poches de son pantalon pour faire sortir de la monnaie, mais je ne crois pas avoir touché la vulve. Mais je reconnais que les gestes en étaient d'agression sexuelle et qu'ils étaient inappropriés», a mentionné Girard en réponse à la question du magistrat.

Les parties ont accepté que cette nouvelle accusation soit ajoutée aux quatre précédentes dans le cadre de la confection du rapport présentenciel. Celui-ci devrait être disponible le 18 mai.

Girard s'expose à une peine d'emprisonnement assez lourde en raison de la gravité des accusations, du nombre de victimes et de la durée des agressions.

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