Le propriétaire du Barillet peut tourner la page

Le propriétaire du restaurant Le Barillet Michel Tremblay... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

Agrandir

Le propriétaire du restaurant Le Barillet Michel Tremblay avoue que l'expérience a été difficile à vivre et stressante.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sans dire qu'il peut définitivement tourner la page, Michel Tremblay peut maintenant passer à autre chose après trois années de stress et de procédures judiciaires. Lundi matin, il a vu son « homme de confiance » des 15 dernières années, Nelly Bilodeau, prendre le chemin de la prison pour une fraude de près de 150 000 $.

« La décision est bonne. Le juge a regardé les circonstances atténuantes et aggravantes. Je pense qu'elle méritait ça », a lancé Michel Tremblay, le propriétaire du Barillet.

« C'est tout de même émotif comme dossier. Ça fait trois ans que ça dure. On n'arrête pas de penser à ça. Nous avons été des victimes dans tout ça. Nous ne sommes pas comme des victimes qui ont été agressées physiquement, mais nous sommes victimes tout de même. Ça vient nous chercher », indique l'homme.

Michel Tremblay se dit satisfait de la sentence de 23 mois imposée à la fraudeuse.

« Elle aurait eu 36 mois, j'aurais été encore plus satisfait. Mais c'est quoi le temps raisonnable pour une fraude de cette ampleur? Ça ne nous redonne pas notre argent. Ce fut du trouble. C'est difficile à prendre. L'impact a été énorme auprès de la famille. On ne dort pas, on se sent coupables et on se mésestime. J'ai toujours dit qu'être riche ou pauvre, si tu es honnête, tu peux garder ta dignité. Je le disais chaque semaine. Elle le savait, mais elle ne l'a pas compris », a-t-il ajouté.

Le propriétaire du Barillet dit qu'il aura de la difficulté à faire confiance aux gens maintenant.

Il ne peut pas dire qu'il parviendra à tourner la page.

« Ça reste toujours dans nous. Il y a tellement de cas de fraudes au Québec. Je regardais les victimes de Vincent Lacroix et je me demandais comment je vivrais ça. Je l'ai vécu du mieux que je pouvais, avec l'aide de ma conjointe (Diane Gaudreault) et de mes employés. Elle a trahi Michel Tremblay, Diane Gaudreault et les 52 employés du restaurant. Elle aurait pu mettre en péril l'entreprise qui fête ses 50 ans cette année. C'est tout de même une histoire triste », a commenté M. Tremblay.

Pas d'appel

Même si la décision n'est pas encore officielle, Nelly Bilodeau ne pense pas porter la sentence imposée par le juge Pierre Simard devant la Cour d'appel du Québec.

Du moins, c'est ce qu'elle a laissé entendre à Me Mélanie Decoste (représentante de Me Jean-Marc Fradette) avant de prendre le chemin de la prison.

« Ça nous semble une sentence acceptable à notre connaissance. Mais ce sera à Me Fradette de se prononcer, car il s'agit de son dossier. »

« Notre cliente trouve cela difficile de partir pour la prison. Elle était très angoissée, même si elle savait que c'est la détention qui l'attendait », mentionne la criminaliste.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer