Les ennuis de Stéphane Lalancette se poursuivent

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Stéphane Lalancette, le propriétaire de Stef Loisirs Mécaniques de Falardeau, est en beau fusil. Malgré une ordonnance du tribunal, la Sûreté du Québec refuse de remettre les motoneiges et les pièces saisies à son commerce en octobre dernier.

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Stéphane Lalancette ne comprend pas que la Sûreté du Québec ne respecte pas l'ordonnance du tribunal de lui remettre les équipements saisis à son commerce.

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De plus, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a déposé, mercredi, une accusation de recel de plus de 5000$ contre M. Lalancette.

Le 23 février, le juge Jean-Paul Aubin, de la Cour du Québec, avait tranché en faveur de M. Lalancette en lien avec la requête de l'enquêteur de la SQ d'obtenir un délai supplémentaire de six mois afin de mener et de compléter des expertises complètes sur les biens saisis.

La SQ avait mené une perquisition au commerce du client de Me Dominic Bouchard le 20 octobre dernier. En temps normal, l'enquêteur avait jusqu'au 20 janvier pour produire le procès-verbal des biens saisis et en faire l'expertise afin de déterminer s'il s'agissait de biens légaux.

L'enquêteur de la SQ aurait eu besoin de temps supplémentaire pour effectuer son travail. Mais il a omis de demander un délai supplémentaire au tribunal. Lorsqu'il s'est présenté devant le juge Aubin, le délai était expiré et le magistrat n'a pu faire autrement que de rejeter la requête.

À partir de là, l'avocat de la défense a demandé à ce que les biens soient remis immédiatement à son client, alors que la Couronne, représentée par Me Audrey Allard, avait plutôt suggéré un délai jusqu'au 4 mars.

Le juge Aubin a tranché pour le 2 mars à minuit.

«Mon client devait recevoir son matériel en fin d'après-midi le 2 mars. Mais il a été avisé que ça ne serait pas le cas. On a appris que la Couronne voulait déposer une requête en certiorari (en urgence) pour obtenir un délai jusqu'au 30 mars pour remettre les biens, même si la représentante de la Couronne ne l'a jamais demandé. Elle voulait un délai jusqu'au 4 mars», a indiqué Me Bouchard.

«Le DPCP devrait avoir honte! Non seulement, il cautionne le fait que depuis mercredi soir minuit, les enquêteurs de la SQ contreviennent délibérément à la décision de remise des biens du juge Aubin, il en ajoute, en tentant par une requête en certiorari plus que tardive, de faire indirectement ce qui leur est interdit directement», a commenté le criminaliste Dominic Bouchard.

Du côté de Stéphane Lalancette, il ne cache pas que cette situation lui nuit beaucoup, qu'il perd des ventes et que ça ne donne pas une bonne image de son commerce.

«Je n'ai encore rien récupéré du matériel qui a été saisi chez nous. Certaines de mes motoneiges étaient pratiquement vendues, mais je ne peux le faire étant donné que je ne les ai pas pour le moment», a mentionné M. Lalancette.

«Je ne sais pas encore ce que je vais faire. Je vais voir ce qui va se passer en début de semaine», a poursuivi le propriétaire de Stef Loisirs Mécaniques de Falardeau.

Du côté de la Couronne, aucun commentaire n'a été émis étant donné que le dossier se trouve devant les tribunaux.

Le DPCP accuse Lalancette d'avoir eu en sa possession une motoneige, diverses pièces de motoneiges et de véhicules tout-terrain d'une valeur de plus de 5000$, sachant que le tout a été obtenu de la perpétration de l'acte criminel 355 a (recel). La comparution est prévue pour le 19 avril.

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