Une colère qui pourrait coûter cher

Le Saguenéen Dany Brisson se souviendra longtemps de sa colère du 14 février... (Archives Le Quotidien)

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Le Saguenéen Dany Brisson se souviendra longtemps de sa colère du 14 février 2014 puisque ses frasques pourraient l'envoyer derrière les barreaux pour une période de 48 mois.

L'individu de 38 ans a réglé neuf dossiers judiciaires jeudi matin devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec.

La Couronne considère que quatre années de pénitencier permettraient de le punir pour les gestes importants qu'il a commis, alors que Me Olivier Théorêt, en défense, croit plutôt qu'une peine de 18 mois serait appropriée. La décision sera rendue le 5 mai.

Brisson était entré dans une résidence par effraction en février 2014, avait causé des méfaits et menacé l'occupante du logement.

Lors de la journée de la Saint-Valentin, le frère de Brisson, Frédéric, est décédé d'une surdose de stupéfiants.

Visiblement en colère contre le revendeur, Dany Brisson s'est présenté, armé d'une masse, au logement où son frère a perdu la vie afin de s'en prendre au revendeur Allan Tremblay (qui est décédé en décembre).

Il a poussé la porte, obligeant la jeune femme à reculer. Cherchant Tremblay, Brisson a fracassé l'écran de télévision et la vitre d'une table à manger, avant de pousser la femme au plancher et de lui mettre le pied sur la gorge en lui demandant où se trouvait Allen.

«Je ne le sais pas. Je n'ai rien à voir là-dedans. J'ai même essayé de sauver la vie de ton frère, mais je n'y suis pas parvenue», a expliqué la victime.

Brisson est reparti en s'excusant, mais en disant que le revendeur était mieux de se cacher, car il s'occuperait de lui.

Mais l'accusé ne s'est pas arrêté là. Quelques semaines après cet événement, Brisson, qui a aussi perdu sa copine et un autre de ses frères par des surdoses, était arrêté dans le cadre de l'opération Macaque.

Même s'il n'était qu'un coursier pour l'organisation, les policiers l'avaient tout de même pris avec six kilogrammes de cannabis, de la poudre blanche, de la cocaïne et des méthamphétamines.

À la suite de cette mésaventure, Brisson a suivi une thérapie de huit mois. Il devait recevoir sa sentence au cours des dernières semaines, mais il a plutôt fait faux bond au tribunal.

Activement recherché par les forces policières après cette absence, Brisson a été repéré le 20 février dernier. Au lieu de s'immobiliser à leur demande, Brisson a plutôt accéléré sur la voie publique.

Il a roué à plus de 100 kilomètres à l'heure sur la rue Saint-Paul à Chicoutimi, brûlant des arrêts obligatoires, forçant ainsi les agents à abandonner la poursuite en raison de la dangerosité.

II est parvenu à leur échapper.

Brisson a été arrêté quelques jours plus tard à la suite d'une dénonciation.

Pour cette histoire, il a été accusé de conduite dangereuse, d'avoir fui les policiers et de quelques bris d'engagement.

«Ce que Dany Brisson a fait, c'est une invasion de domicile. Heureusement la victime n'a pas subi de blessures. Mais le crime est grave et est passible d'une longue peine d'emprisonnement», a mentionné Me Sébastien Vallée.

L'accusé s'est excusé pour tout ce qu'il a fait, surtout pour le fait de ne pas s'être présenté en Cour.

«Je ne l'ai pas eue facile. Ma copine est morte d'une surdose alors qu'elle dormait collée sur moi. C'est là que ma descente a commencé. Aujourd'hui, je me rends compte que j'ai besoin d'aide», a indiqué Brisson.

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