Jérémie Gagnon: réhabilitation reconnue

Le Baieriverain Jérémie Gagnon a réussi à démontrer au tribunal qu'il valait la... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le Baieriverain Jérémie Gagnon a réussi à démontrer au tribunal qu'il valait la peine de se reprendre en main. À un point tel que le juge l'a félicité et que la Couronne en a tenu compte dans la suggestion commune de six mois d'emprisonnement.

L'homme de 34 ans a reconnu sa culpabilité, mercredi matin, à ses troisième et quatrième conduites avec les facultés affaiblies (alcool et drogue), à une possession d'un poing américain et de 1,3 gramme de stupéfiants.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune de Me Nicole Ouellet (Couronne) et Me Julien Boulianne (défense) d'imposer une peine de six mois de prison au récidiviste de l'alcool au volant. Le magistrat a aussi réduit les trois mois passés par l'accusé dans une maison de thérapie pour vaincre sa problématique de stupéfiants.

«Mon client s'est vraiment repris en main. Lorsqu'il s'est fait prendre en état d'ébriété le 1er janvier 2014, M. Gagnon a décidé d'arrêter de boire. Il a réussi. Sauf qu'il s'est plutôt jeté dans la consommation de stupéfiants et c'est sous l'effet de la drogue qu'il a été arrêté le 11 mai 2015», explique Me Boulianne, dont le client avait été condamné pour conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool en 2010 et 2012.

«Il est allé suivre une thérapie de trois mois et il l'a réussi. Il ne voulait pas attendre de tuer quelqu'un avant d'arrêter de consommer. Il participe aux réunions des Narcotiques anonymes chaque semaine. Il est un actif pour la société. Et par ses efforts, il démontre qu'il y a moyen de se réhabiliter et qu'il est possible d'obtenir une sentence qui tiendra compte oui des accusations, mais aussi des efforts déployés», a mentionné l'avocat de la défense.

Au moment d'expliquer la suggestion commune au juge Guimond, Me Ouellet a loué les efforts faits par l'accusé de se réhabiliter.

«L'accusé est sobre depuis maintenant quelques mois. Nous avons tenu compte de la thérapie qu'il a fait dans la sentence que nous vous soumettons», a noté la porte-parole de la Couronne.

Le juge a donc prononcé une peine de six mois de prison. Il a déduit le temps de la thérapie et a accepté qu'il purge la balance de sa sentence de 90 jours de façon discontinue. Il lui interdit de conduire pour une période de trois années.

«C'est tout à votre honneur de vous être repris en main, même s'il était devenu urgent pour vous de le faire», a renchéri le magistrat.

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