Serge Vallée en prison pour 12 mois

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Serge Vallée avait discuté récemment avec son avocat, Me Charles Cantin, sur son éventuel séjour en prison.

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Cette fois, Serge Vallée savait très bien qu'il prendrait la route de la prison de Roberval. Et il y sera pour les 12 prochains mois pour possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.

Le juge Paul Guimond avait pris le dossier en délibéré, au début du mois de février, étant donné que la Couronne, représentée par Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, demandait une peine de 18 mois, alors que Me Charles Cantin, en défense, optait davantage pour une sentence de quatre à six mois.

Mardi matin, le magistrat a tranché la poire en deux en imposant la peine de 12 mois de prison.

Le client de Me Cantin avait été arrêté le 26 juin 2013 à la suite d'une enquête des policiers de la Sécurité publique de Saguenay.

Les premiers passages d'un policier infiltré ont commencé le 4 juin. L'agent s'est rendu à la résidence de Vallée, sur la rue Viau à Chicoutimi, pour y acheter cinq comprimés de méthamphétamines. Il s'est alors informé s'il pouvait se procurer aussi de la cocaïne.

Vallée avait répondu à son acheteur de lui donner 15 minutes et qu'il pourrait lui trouver la marchandise. Il a envoyé un autre individu, Gaétan Morin, chercher la drogue et a pu vendre un gramme de cette poudre blanche pour 100$.

Quelques semaines plus tard, les policiers sont arrivés munis d'une perquisition et ont découvert de la cocaïne, de la marijuana et une somme de 900$ en provenance de la vente des stupéfiants.

«De plus, le rapport prépénal n'est pas très favorable. M. Vallée a été peu loquace et il a fallu que les responsables interviennent pour qu'il en dise plus. Ça n'a pas donné beaucoup de résultats. Tout ce qui est ressorti, c'est qu'il voulait éviter la prison. Il n'a pas fait de remise en question et n'avait pas de remords, sauf pour lui. Et les risques de récidive ne peuvent être écartés», a indiqué le juge Guimond, en prélude à la sentence qu'il était pour décerner à Vallée.

Le juge a tenu compte du plaidoyer de culpabilité de l'accusé dans les facteurs atténuants, mais a surtout retenu la gravité des infractions, les nombreux antécédents judiciaires de possession de stupéfiants, notamment, que les gestes reprochés n'étaient pas isolés, mais étaient prémédités et faits pour l'appât du gain.

Le magistrat a aussi précisé que les drogues étaient devenues une plaie pour la société en général et que les peines doivent être dénonciatrices et dissuasives.

À sa sortie de prison, l'homme de 61 ans se trouvera en probation pour deux ans et sera contraint à un suivi probatoire de 18 mois.

Un voleur au couteau...poli

Le Jonquiérois Dominic Boily a récemment écopé de 240 heures de travaux communautaires pour avoir commis deux vols au couteau dans des dépanneurs de Jonquière. Même si les crimes commis n'ont rien de sympathique, l'individu de 38 ans, de la rue Panet à Jonquière, mais demeurant maintenant à Québec, n'a jamais été méchant avec les employés des deux commerces. Il a même été poli. « La première fois, mon client s'est présenté dans un dépanneur et a pris une boîte de six bières. En arrivant devant l'employé, il a demandé l'argent du tiroir-caisse en disant s'il vous plaît. Et il s'est excusé de ce qu'il faisait », raconte Me Charles Cantin. Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a accepté d'imposer des travaux communautaires à Boily, qui a fait une thérapie de quatre mois à la maison Caroline-Roy et qui oeuvre comme bénévole à l'Armée du Salut de Québec.

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