Trafic de cocaïne: David Guérin en prison pour deux ans

David Guérin a plaidé coupable et a pris... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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David Guérin a plaidé coupable et a pris la direction de la prison de Roberval.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Le Jonquiérois David Guérin écope de deux ans de prison (moins un jour). Il a plaidé coupable d'une accusation de complot dans le but de faire le trafic de cocaïne et de kétamine et de trafic de 1,5 kilogramme de cocaïne, de 10 000 comprimés de méthamphétamines et de 100 grammes de kétamine.

Guérin, âgé de 35 ans, a été arrêté dans un stationnement de Chicoutimi au moment où il s'apprêtait à effectuer une transaction, le 18 février 2015, dans le cadre d'une opération policière.

Le client de Me Dominic Bouchard se trouvait alors en compagnie d'un fournisseur. Il venait de recevoir 50 000 comprimés (10 000 étaient de la méthamphétamine, le reste étant des précurseurs). Il avait 100 grammes de kétamine en sa possession. Il devait remettre une somme de 30 000$ à son fournisseur lorsque les policiers de la SQ sont débarqués.

Il est rapidement passé aux aveux et a collaboré avec les policiers.

Jeudi matin, le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a entériné le plaidoyer de culpabilité de Guérin dans ce dossier.

L'accusé a profité de son passage au tribunal pour régler aussi ses affaires du district judiciaire de Longueuil, car après son arrestation à Chicoutimi, les policiers l'avaient avisé qu'il était relié à l'opération Malaxeur à Longueuil.

L'Escouade régionale mixte (ERM) de la localité de la Rive-Sud de Montréal avait entrepris, à cette époque, une opération afin de mettre un terme aux activités de trafiquants de stupéfiants.

Cette enquête a notamment nécessité la mise en circulation de 150 mandats de perquisition, allant de l'écoute électronique à la présence physique, en passant par les entrées subreptices, la perquisition et les arrestations.

Les policiers avaient identifié Guérin dans des conversations avec Gabriel Boisjoli, la tête dirigeante du réseau.

Ils ont laissé Guérin recevoir une première fois 500 grammes de cocaïne en provenance de Longueuil le 14 novembre 2014. Quelques jours plus tard, Guérin retournait une somme de 23 000$ à son fournisseur.

Le 20 novembre 2014, le Jonquiérois a reçu un autre colis contenant un kilogramme de cocaïne. En retour, il a fait parvenir 30 000$ à Boisjoli, qui est depuis décédé d'une surdose de stupéfiants.

Les enquêteurs de la SQ l'avaient arrêté, mais l'avaient laissé repartir afin de peaufiner leur enquête et pour mettre la main au collet des trafiquants, ce qui est arrivé le 18 février 2015.

Dans sa plaidoirie, Me Bouchard a expliqué les raisons qui ont fait que son client s'est retrouvé dans l'engrenage du monde interlope.

«Comme M. Guérin était un consommateur, il a contracté une dette importante auprès de M. Boisjoli. Pour rembourser, il devait agir comme courrier. Lorsqu'il a été pris en février 2015, il venait de régler sa dette. Mon client est sans antécédent judiciaire. Il est un actif pour la société. À sa sortie de prison, il reprendra son boulot», a conclu Me Bouchard.

Le juge Lortie a imposé une probation de deux années.

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