Coupable malgré une bonne raison

Marc Pelletier s'est rendu dans une école pour aller chercher quelqu'un pour un... (Archives La Presse)

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Marc Pelletier s'est rendu dans une école pour aller chercher quelqu'un pour un rendez-vous médical. Comme il lui est interdit d'être dans des endroits publics où il y a des mineurs, il a contrevenu à une ordonnance de la cour.

L'individu de 26 ans a reconnu sa culpabilité à ce bris de probation, vendredi matin, devant le juge Richard P. Daoust.

Le 31 mars 2015, l'homme avait été condamné à 150 heures de travaux communautaires et à 90 jours de prison discontinue pour avoir été trouvé en possession de pornographie juvénile. Les policiers avaient découvert dans son ordinateur 141 fichiers uniques et 48 films impliquant des enfants de 4 à 15 ans nus ou ayant des relations sexuelles.

Mais environ 80 jours après sa sentence, Pelletier a enfreint ses règles de liberté. 

Son avocate, Me Justine Guay-Langevin, a expliqué au magistrat que Marc Pelletier devait prendre une connaissance à l'école. Il s'était entendu avec la personne pour l'attendre à l'intérieur de sa voiture. Comme cette personne n'arrivait pas, Pelletier a pris la décision de se rendre au secrétariat de l'école.

Face à cette situation et connaissant les interdits de Marc Pelletier, la secrétaire de l'établissement scolaire n'a eu d'autre choix que de communiquer avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales pour lui faire part de la situation.

Une accusation a été déposée pour cette infraction survenue le 17 juin 2015. 

«Il n'y a aucune raison pour enfreindre une condition du tribunal. Ce n'est pas prévu. Les conditions sont faites pour assurer la protection du public. La faute n'est pas parmi les plus graves, mais elle doit être sanctionnée», a indiqué Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon.

Le juge Daoust a convenu que la raison de l'accusé peut être valable, mais elle n'en demeure pas moins illégale. Si la situation devait se reproduire, M. Pelletier devra trouver une autre solution pour éviter de se placer dans l'embarras.

L'individu a été condamné à faire 40 heures de travaux communautaires.

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