Braqueur de banques «à contrôler»

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Le Chicoutimien Éric Lefebvre devrait être déclaré délinquant à contrôler.

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Éric Lefebvre pourrait éviter l'étiquette de délinquant dangereux, mais ne pourra se défaire de celle de délinquant à contrôler. Le dossier du braqueur de banques est revenu au Palais de justice de Chicoutimi, jeudi matin.

Me Olivier Théorêt, en défense, et Me Nicole Ouellet, de la Couronne, ont fait valoir au tribunal qu'ils seraient en mesure de faire progresser le dossier en proposant une suggestion commune.

Les deux procureurs devraient suggérer au juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, de le déclarer délinquant à contrôler.

En fait, la position de la Couronne a bien changé, au fil des semaines. Me Ouellet demandait à ce que Lefebvre soit déclaré délinquant dangereux, surtout après la lecture du rapport de la psychologue Sophie Lemelin, qui le considérait comme psychopathe et personne antisociale.

Mais voilà que Lefebvre, âgé de 41 ans, démontre une volonté de vouloir s'améliorer. Il est même très motivé à suivre une thérapie afin de contrôler ou vaincre ses problèmes mentaux. Et il prendra de la médication pour régler son problème.

En raison de ces nouveaux faits, Me Ouellet ne devrait pas pousser davantage pour le faire déclarer délinquant dangereux.

«Il semble que M. Lefebvre veuille véritablement faire des efforts pour s'améliorer. Devant cette nouvelle réalité, nous pourrions suggérer qu'il doit déclaré délinquant à contrôler. Mais ce sera à l'accusé de le démontrer au juge et de témoigner de sa motivation», a mentionné Me Ouellet.

L'avocat de l'accusé abonde dans le même sens.

«Il y a une volonté de vouloir s'améliorer, mais la Couronne écoutera les motivations de M. Lefebvre avant d'aller de l'avant», soutient Me Théorêt.

Trois cambriolages

Lefebvre a retenu l'attention de la justice, en septembre 2013, après avoir braqué la Banque Nationale et la Banque Royale du Canada de Jonquière en l'espace de quelques jours. Il avait même tenté de reproduire le même stratagème une troisième fois. Chaque fois que son larcin était commis, il prenait la fuite à vélo.

Qualifié de personne antisociale et de psychopathe, présentant un risque élevé de récidive de violence, Lefebvre est incarcéré depuis son arrestation il y a 30 mois.

En étant déclaré délinquant dangereux, le tribunal pourrait l'envoyer au pénitencier pour une période indéterminée. Les autorités carcérales pourraient alors déterminer le moment de sa sortie, mais celle-ci ne pourrait se faire avant de nombreuses années.

Si la suggestion commune d'en faire un délinquant à contrôler est retenue, la justice déterminera la durée de la peine d'emprisonnement et fixera ensuite un nombre d'années où l'accusé sera sous un contrôle judiciaire.

Éric Lefebvre n'en est pas à ses premières frasques judiciaires. Il a déjà passé 48 mois derrière les barreaux pour un vol qualifié. Depuis son arrivée à l'âge adulte, il a passé la majorité de son temps à l'ombre.

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