Pas d'autre chance pour Saint-Gelais

Pierre Saint-Gelais a eu beau demander la clémence du tribunal et avoir droit à... (Archives Le Quotidien)

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Pierre Saint-Gelais a eu beau demander la clémence du tribunal et avoir droit à une deuxième chance, ses belles paroles n'ont pas suffi à convaincre le juge Richard P. Daoust de ne pas lui révoquer sa liberté.

L'homme de 35 ans a reçu une sentence de huit mois de prison en société, le 5 février 2016, pour de nombreux bris de condition et de probation pour des sentences remontant à juin et décembre 2014.

Ainsi, le vendredi 5 février, Saint-Gelais est ressorti du Palais de justice de Chicoutimi en sachant qu'il aurait à respecter des conditions pour les huit mois de sa sentence de collectivité.

Comme il était rendu trop tard pour se présenter à la probation, le juge lui a ordonné de s'y présenter à la première heure le lundi 8 février. Le client de Me Marie-Ève Saint-Cyr a respecté cette ordonnance, sauf qu'il l'a fait alors qu'il se trouvait en état d'ébriété. Immédiatement, la personne responsable de son dossier lui a signifié qu'un bris de probation serait signalé. Saint-Gelais est parti.

Le lendemain, il n'a pas répondu aux deux appels téléphoniques de la probation. Ce fut la même chose le 10 et le 11 février. Et le lendemain, Saint-Gelais a été arrêté et incarcéré pour la fin de semaine.

Lundi matin, il a donc demandé au juge de lui accorder une deuxième chance et de faire preuve de clémence à son endroit. « Au fil des derniers mois, je me suis mis beaucoup de pression sur le dos, notamment en prenant cinq cours à l'université et j'ai appris que mes enfants déménageaient à La Baie. C'était trop pour moi. Ça a fait en sorte que j'ai oublié l'essentiel, soit d'apprendre à vivre avec ma sobriété. Ce n'est pas en prison que je vais y parvenir. Ce que je voudrais, c'est de sortir d'ici aujourd'hui, me rendre à mon appartement, prendre un bon bain et ensuite aller à une rencontre des Alcooliques anonymes », a lancé Saint-Gelais.

La procureure de la Couronne, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, a ramené les propos tenus par l'accusé en 2014 lors de son passage devant le tribunal et a fait remarquer qu'ils ressemblaient beaucoup à ce qu'il venait de dire.

Le juge Daoust croit les paroles de l'accusé et estime qu'il s'agit d'une personne qui veut progresser. Mais son passé judiciaire ne donne pas le même message.

Jusqu'à présent, chaque fois que Saint-Gelais a eu une chance, il ne l'a pas prise. Il avait reçu une sentence de prison discontinue et du temps en société en 2014. Tout a été révoqué en raison de bris de condition. Il avait fait la même chose dans un autre dossier.

« Face à tout ça, je n'ai pas le choix de révoquer votre liberté pour le temps qu'il vous reste à faire », a conclu le juge Daoust.

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