Arrêtés et accusés sans raison valable

La cliente de Me Boulianne a été amenée... (Archives Le Quotidien)

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La cliente de Me Boulianne a été amenée au poste de police, y a passé la nuit et a été accusée d'avoir commis un bris de condition, soit celui d'avoir consommé de l'alcool.

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Deux individus de Saguenay songent à intenter des poursuites pour avoir été arrêtés et accusés sans raison valable au cours des dernières heures.

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Me Julien Boulianne

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Les deux clients de Me Julien Boulianne ont vécu un moment assez particulier dans la nuit de jeudi à vendredi.

Une première personne a été interceptée dans un bar. En état d'ébriété, elle aurait eu besoin de l'aide des ambulanciers pour se replacer. Devant les difficultés rencontrées, les ambulanciers ont communiqué avec les policiers.

La cliente de Me Boulianne a été amenée au poste de police, y a passé la nuit et a été accusée d'avoir commis un bris de condition, soit celui d'avoir consommé de l'alcool.

Pour le deuxième cas, les policiers ont intercepté, durant la nuit, un véhicule qui roulait avec les lumières éteintes. Les agents ont eu l'information comme quoi la voiture ne pouvait se trouver sur la voie publique, que le conducteur n'avait pas le droit de posséder un cellulaire et qu'il n'avait pas fait son changement d'adresse.

Chaque fois, les patrouilleurs ont interrogé le Centre de renseignements policiers du Québec (CRPQ) pour en connaître davantage sur les personnes arrêtées.

Sauf que dans les deux cas, le bureau de la Couronne au Palais de justice de Chicoutimi a retiré les plaintes et remis les gens en liberté. Les deux suspects n'avaient finalement aucune condition à respecter. Dans un cas, la personne avait même été acquittée des accusations portées contre elle.

«Je ne sais pas ce qui a pu se passer, mais une chose est certaine, les nouveaux renseignements sur mes clients n'ont pas été transmis au CRPQ. Je n'ai pas encore d'idée qui a pu commettre l'erreur, mais on va le trouver. Je ne blâme pas les policiers de Saguenay d'avoir fait leur travail. Ils se sont fiés aux informations du CRPQ. Mais tout ça n'a aucun sens», indique Me Boulianne.

Habituellement, lorsqu'un dossier passe au Palais de justice, les informations sur les conditions à respecter pour un accusé sont communiquées à divers niveaux du ministère de la Justice. Ces données sont ensuite envoyées au CRPQ dans des délais raisonnables.

«Je peux vous dire que mes clients ne sont pas très heureux de la tournure des événements. Un de ceux-ci a été arrêté et amené au poste de police devant sa copine et ses amis. Il a dit qu'il n'avait aucune condition à respecter, mais comme le CRPQ disait le contraire, il a été arrêté.»

«Il suffit d'imaginer que ces gens se retrouvent à l'aéroport, qu'ils s'apprêtent à prendre l'avion pour un voyage et qu'ils se font dire qu'ils ne peuvent quitter le pays selon des informations erronées. Ça ne serait vraiment pas drôle», conclut Me Boulianne.

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