Castonguay «n'a rien compris»

Éric Castonguay écope de 10,5 mois de détention pour avoir harcelé son... (Archives Le Quotidien)

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Éric Castonguay écope de 10,5 mois de détention pour avoir harcelé son ex-conjointe, pour avoir conduit en état d'ébriété et pour avoir brisé une dizaine de conditions de probation et d'engagements.

Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a rendu la peine, mercredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Le magistrat a déduit quelques semaines de détention préventive, ce qui fait qu'il reste, à Castonguay, encore neuf mois et sept jours à faire derrière les barreaux.

Les malheurs de l'individu de Jonquière ont commencé en septembre 2014 et se sont terminés en janvier 2016. Le 4 septembre 2014, l'individu de 32 ans est arrêté au volant de sa motocyclette en état d'ébriété et en possession de stupéfiants. Par le fait même, il brisait des engagements et des ordonnances de probation.

Envoyé en thérapie pour six mois afin de vaincre notamment sa dépendance affective, il l'a échouée une première fois. Mais il y est retourné et a pu la compléter au bout de neuf mois.

Une thérapie et un rapport présentenciel positif plus tard, tout semblait bien aller pour Castonguay. Il devait même recevoir sa sentence en novembre 2015, mais en raison de l'encombrement du rôle, son dossier a été remis à janvier.

C'est à partir de là que Castonguay a perdu le contrôle de ses émotions. Le client de Me Sophie Bergeron a tenté un rapprochement avec son ex-conjointe, mais celle-ci lui a fait savoir que c'était impossible.

Castonguay s'est alors mis à la harceler au téléphone, en lui laissant notamment des messages agressifs. La dame lui a dit qu'elle était pour communiquer avec les policiers s'il ne cessait pas. Comme il n'a pas écouté, il a été arrêté le 22 janvier et est demeuré sous les verrous depuis ce temps.

Le juge Lortie a retenu certains facteurs atténuants comme les plaidoyers de culpabilité, la thérapie, la sobriété, certains changements positifs et une stabilité au travail.

«Mais les accusations de harcèlement sont importantes. Une personne peut avoir jusqu'à 10 ans d'emprisonnement. Je retiens aussi l'antécédent de facultés affaiblies (2012) et ceux de harcèlement envers la même dame. L'accusé a aussi persisté dans son comportement. En fait, il n'a rien compris de ses passages au tribunal et lors de sa thérapie. Il faut donc une peine dissuasive et dénonciatrice», a précisé le juge Lortie.

À sa sortie de prison, Castonguay sera sous probation durant 24 mois et aura un suivi pendant 12 mois. Il lui sera interdit d'entrer en contact avec sa victime et il devra s'abstenir de consommer de l'alcool et des stupéfiants.

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