Vallée ne pourra éviter la prison

Me Charles Cantin et son client Serge Vallée... (Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin)

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Me Charles Cantin et son client Serge Vallée

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Serge Vallée était préparé à prendre le chemin de la prison. Il est arrivé au Palais de justice de Chicoutimi avec son sac de vêtements, lundi, mais comme les suggestions des avocats diffèrent passablement, soit de quatre à 18 mois de détention, le juge Paul Guimond a préféré prendre le dossier en délibéré.

Le 1er mars, l'homme de 61 ans sait toutefois qu'il devra se diriger vers le centre de détention de Roberval.

Le client de Me Charles Cantin a été arrêté le 26 juin 2013 à la suite d'une perquisition des policiers de Saguenay. L'homme avait fait l'objet d'une surveillance du corps policier et celui-ci avait même fait appel à un agent infiltré de la Sûreté du Québec pour s'assurer que l'individu effectuait du trafic de stupéfiants à sa résidence.

Étroite surveillance

Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de la Couronne, a précisé au juge Guimond que les policiers avaient entrepris une surveillance de la maison de Vallée, sur la rue Viau à Chicoutimi, après avoir obtenu de l'information que des stupéfiants y étaient transigés.

Ainsi, le 4 juin, un agent infiltré a pu acheter cinq comprimés de méthamphétamines. Deux jours plus tard, un autre agent double y a fait le même achat et il s'est informé s'il pouvait aussi acheter de la cocaïne.

«Pas dans l'immédiat, mais si tu reviens dans 15 minutes, ce sera possible, lui a répondu Vallée. Les policiers ont alors vu un autre individu, Gaétan Morin (qui a plaidé coupable), sortir de la résidence pour se rendre chez lui et revenir avec de la drogue. L'agent a pu prendre possession d'un gramme de cocaïne payé 100$», a résumé Me Hamelin-Gagnon.

Quelques semaines plus tard, les policiers menaient une perquisition à la résidence de la rue Viau. Ils ont trouvé neuf grammes de cocaïne (900$) et 26,8 grammes de marijuana. Mais les agents ont aussi trouvé 389 grammes de cannabis au domicile de Morin. Dans sa déclaration aux policiers, il a avoué cacher cette drogue pour son ami Vallée, qui se sentait épié par les forces de l'ordre.

Me Hamelin-Gagnon a demandé 18 mois de détention pour un individu ayant quatre antécédents judiciaires de possession simple de stupéfiants, de voies de fait, de bris de probation et d'une conduite avec les facultés affaiblies.

«M. Vallée a vendu des méthamphétamines et de la cocaïne, ce qui signifie qu'il a des contacts. Le fait d'avoir demandé à un ami de cacher de la drogue pour lui, craignant qu'il soit surveillé, démontre qu'il était organisé», a soumis la représentante du ministère public.

De son côté, Me Cantin aurait voulu suggérer de la prison en société, mais étant donné que le Code criminel canadien ne le permet plus pour la cocaïne, il croit qu'une peine de quatre à six mois de prison saurait satisfaire les besoins de la justice.

«Mon client était plus un consommateur-revendeur que l'on pourrait le croire. Il ne faisait pas le trafic uniquement pour l'appât du gain», a conclu Me Cantin.

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