Trois à douze mois de prison pour Eric Castonguay

Le Jonquiérois Éric Castonguay devrait passer de trois à douze mois derrière... (Archives La Presse)

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Le Jonquiérois Éric Castonguay devrait passer de trois à douze mois derrière les barreaux pour conduite avec les facultés affaiblies, possession de marijuana, mais surtout pour avoir harcelé son ex-conjointe et avoir commis de nouveaux bris de probation.

L'individu de 32 ans est incarcéré depuis le 22 janvier. Les policiers de la Sûreté du Québec l'ont arrêté après que son ancienne copine ait porté plainte pour du harcèlement téléphonique.

Le client de Me Sophie Bergeron a laissé 14 messages sur la boîte vocale de la dame. Les propos et le ton étaient agressifs et menaçants.

Les frasques de Castonguay ont débuté en septembre 2014. Au volant d'une motocyclette de type Racer, il a été pris en chasse par les policiers de Saguenay pour une conduite excessive.

Il était parvenu à les semer momentanément, mais avait été retracé plusieurs minutes plus tard. Il était en état d'ébriété (taux de .179), n'avait pas de permis pour conduire ce type de véhicule et il avait en sa possession 1,09 gramme de cannabis.

Parti en thérapie pour venir à bout de sa problématique de consommation d'alcool (une autre faculté affaiblie en 2012) et de stupéfiants, Castonguay y est demeuré neuf mois, ayant connu une rechute en cours de route.

À sa sortie de thérapie, l'accusé semblait avoir repris sa vie en main. Les choses allaient bien, au point où lui et son ex-conjointe ont tenté un rapprochement. Mais sans succès.

Le 1er décembre, la dame lui a fait savoir que c'était terminé et Castonguay a perdu le contrôle. Il a harcelé la dame. Elle l'a avisé qu'elle allait contacter les policiers s'il ne cessait pas.

Rien à faire, Castonguay a poursuivi son manège jusqu'à son arrestation.

«La dernière fois, j'avais noté que la situation avait beaucoup avancé. Mais il faut admettre que là, ça recule. Je me demande si votre client ne danse pas le tango, soit un pas en avant et deux en arrière. C'est dommage, car il y avait vraiment une belle reprise», a noté le juge Pierre Lortie.

Me Bergeron demande donc une sentence de trois mois de prison, alors que Me Audrey Allard, de la Couronne, souhaite plutôt 12 mois d'emprisonnement en raison des antécédents de l'accusé, notamment ceux de harcèlement et de bris de condition contre son ex-conjointe en 2013 et 2014.

La décision sera rendue le 10 février.

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