André Gagnon admet sa culpabilité

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Me Pierre Gagnon ne croit pas que la prison, même en société, soit nécessaire pour son client André Gagnon.

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André Gagnon a plaidé coupable à des accusations de voies de fait à l'endroit d'une personne vivant avec un handicap mental, mercredi, au Palais de justice de Chicoutimi. La semaine dernière, il avait fait de même, à Roberval, pour des accusations d'abus de confiance à des fins sexuelles sur un adulte souffrant de déficience intellectuelle.

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Me Audrey Allard, de la Couronne, estime qu'une sentence de six mois en société serait appropriée.

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Le client de Me Pierre Gagnon saura à quoi s'attendre pour le dossier de Chicoutimi le 8 mars. Le juge Pierre Lortie rendra alors la peine qui s'impose pour l'homme de 52 ans sans antécédent judiciaire.

Me Audrey Allard, procureure de la Couronne, réclame une peine d'emprisonnement en société de six mois ou au mieux 240 heures de travaux communautaires. En défense, Me Gagnon suggère plutôt un sursis de sentence et 100 heures de travaux non rémunérés.

Responsable d'une ressource venant en aide aux personnes souffrant de déficience intellectuelle, Gagnon aurait perdu patience à au moins cinq reprises contre l'un de ses clients entre janvier et avril 2014. Selon la preuve soumise par le ministère public, l'homme, à la carrure imposante, aurait eu beaucoup de difficultés avec l'un de ses bénéficiaires, un cas qu'il a qualifié de trop lourd pour lui.

André Gagnon, qui travaille maintenant comme commis d'entrepôt, a reconnu avoir empoigné le jeune au collet et de l'avoir soulevé de terre, de l'avoir tiré par les cheveux après un dégât et de lui avoir fait prendre un bain à l'eau froide parce qu'il s'était échappé dans son pantalon. Il a aussi déchiré un chandail sur le dos de la victime et il lui a bourré la bouche d'une rôtie (toast) pour qu'il puisse s'empiffrer.

«Des gens ont été témoins des gestes posés sur la victime et l'ont dénoncé. La victime en a aussi parlé à ses parents et c'est par la suite que les plaintes ont été déposées», a mentionné Me Allard.

En défense, Me Gagnon ne cache pas que son client trouve la situation difficile. Mais il veut faire face à ses responsabilités. «Il regrette ce qu'il a fait. Les gestes posés étaient inadéquats, mais le contexte dans lequel cela a été fait peut expliquer en partie ce qui s'est passé», a précisé l'avocat.

Dans le dossier d'abus de confiance sur une personne à des fins sexuelles, les représentations sur sentence auront lieu le 25 mai. Cette fois-là, Gagnon avait fait une fellation à un bénéficiaire du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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