Encore les pompiers à la Fromagerie Boivin

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Les événements semblaient bien graves à la Fromagerie Boivin, mardi soir, lorsqu'on voyait tous les camions de pompiers dépêchés, mais l'entreprise n'a subi aucune perte.

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La Fromagerie Boivin manque décidément de chance en ce qui a trait aux incendies, alors que trois casernes de pompiers ont été dépêchées à La Baie, mardi soir, pour des flammes qui sont apparues dans la partie de la bouilloire à biomasse, une opération qui s'est heureusement réglée rapidement et sans dommages.

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Le début d'incendie s'est déclaré dans les installations de la bouilloire à biomasse.

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Depuis le violent brasier de 2011 qui a causé des dégâts de plusieurs millions de dollars, les employés sont sur le qui-vive. Au moins trois débuts d'incendie se sont déclarés depuis, dont un en mai dernier dans l'unité de traitement du lactosérum. Mardi soir, ils ont sonné l'alarme aussitôt qu'ils ont vu la fumée.

« Tout le monde est plus fragile, avoue le directeur général Luc Boivin. Quand j'ai vu les camions de pompiers passer, je suis parti tout de suite. C'est impressionnant, car pour une industrie comme nous, c'est minimum six camions pour chaque appel. Les employés ont appliqué le plan d'urgence et on a zéro dommage. »

M. Boivin explique que normalement, le feu ne prend pas facilement dans les installations de bouilloire à biomasse, car les sciures de bois utilisées sont humides lors de leur entreposage, contrairement aux granules de poêle à foyer, par exemple. Or, lors de leur transport mécanique automatisé, la vis sans fin qui alimente la bouilloire s'est arrêtée. Sous l'intense chaleur de celle-ci, soit près de 800° Celsius à l'intérieur, la vis s'est réchauffée et le bois bloqué a pris feu.

Des travailleurs ont commencé à l'arroser avec le cabinet d'incendie interne avant l'arrivée des pompiers, qui ont demandé l'évacuation par précaution. L'opération a duré une heure environ et les casernes supplémentaires ont été libérées. « Si les flammes s'étaient propagées, on serait ici pour beaucoup plus longtemps, affirme le chef des opérations Éric Lemay. C'est vraiment une question de malchance, car on est loin d'être dans une entreprise broche à foin ou vieille de 150 ans! »

La production de la fromagerie n'est pas compromise, puisqu'une bouilloire au gaz naturel a pris la relève. Les employés de nuit devaient être plus vigilants, même s'il y a une surveillance continuelle. Luc Boivin rappelle que des mesures ont été prises depuis 2011, comme l'installation de gicleurs.

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