L'ancien policier André Simard acquitté

André Simard... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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André Simard

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L'ex-policier de Saguenay, André Simard, est acquitté d'une accusation de bris de conditions pour avoir consommé de l'alcool après son arrestation en octobre 2010.

Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a rendu sa décision jeudi matin au Palais de justice de Chicoutimi. Dans un document de 11 pages, le magistrat fait le tour de quatre événements dans lesquels l'accusé aurait consommé des boissons alcooliques, selon le témoignage de son ex-maîtresse, Caroline Tremblay.

En fait, le juge n'a pas vraiment cru la version de la témoin de la Couronne. Il a même relevé plusieurs lacunes dans le témoignage de la femme.

Cela étant dit, le tribunal n'a pas cru davantage le témoignage d'André Simard, mais il estime que le ministère public a failli à remplir son fardeau de preuve hors de tout doute raisonnable dans la commission des infractions, en raison des contradictions et des imprécisions du témoignage de la principale témoin.

Par contre, le juge Hudon n'adhère pas à la théorie du complot avancé par l'avocat de la défense, Me Dominic Bouchard.

Les accusations portées contre André Simard laissaient voir qu'il avait consommé de l'alcool au début de novembre 2010, soit quelques semaines après son arrestation pour agressions sexuelles et possession de stupéfiants. Caroline Tremblay a dit qu'avec Simard, elle s'était arrêtée dans deux débits de boisson, ce soir-là de novembre. Aucune boisson n'y a été consommée. Mais à leur retour à la maison et après une relation sexuelle, Tremblay dit que Simard a alors consommé de la boisson.

La seconde fois aurait eu lieu en décembre au domicile de Simard. Lors d'un souper, où une autre personne s'y trouvait, Simard aurait encore là consommé. Même chose pour la soirée du 31 décembre 2010 et aussi à l'occasion d'un autre souper chez l'accusé.

Mais les versions varient beaucoup entre le témoin et l'accusé, de même qu'avec les autres personnes qui se sont trouvées sur les lieux de ces événements.

Le juge Hudon a défait le témoignage de Caroline Tremblay. Il s'est interrogé sur le fait qu'elle se sentait mal à l'aise d'aller souper chez André Simard sachant qu'elle venait de dénoncer des événements aux policiers, mais ne l'était pas suffisamment pour avoir une relation sexuelle avec lui ou encore pour réconforter la conjointe de Simard le jour de son arrestation en janvier 2011.

Quant aux propos d'André Simard, le tribunal ne le croit pas. Le juge avait été surpris de l'entendre dire qu'il ne savait pas qu'il avait une interdiction de consommer de l'alcool, mais qu'il s'en doutait.

« Nous sommes très heureux du verdict. Le juge a rendu une décision très tranchante. La Couronne a fondé des accusations sur une seule plaignante, qui est une menteuse. Elle a menti au tribunal. Ses accusations étaient basées uniquement sur la vengeance, car mon client ne voulait pas poursuivre la relation. Le juge ne s'est pas laissé leurrer par cette dame », a mentionné Me Bouchard.

Malgré cet acquittement, André Simard n'en a pas encore fini avec la justice. Sa condamnation et sa sentence pour des agressions sexuelles et du trafic de stupéfiants doivent être entendues

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