Martin Bourque coupable de leurre informatique

Martin Bourque... (Archives Le Quotidien)

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Martin Bourque

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Martin Bourque plaide coupable aux accusations de leurre informatique. Avec ce plaidoyer, il pourrait être déclaré délinquant dangereux au terme du processus judiciaire.

L'automne dernier, l'ancien militaire de 37 ans avait déjà déclaré qu'il était pour reconnaître sa culpabilité aux actes qui lui sont reprochés. Après avoir été représentée par Me Gitane Smith et Émelie Ainsley, c'est finalement avec Me Justine Guay-Langevin qu'il a entériné les plaidoyers de culpabilité, jeudi après-midi, devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec.

Il est reconnu coupable de leurre informatique auprès de 16 victimes, de bris de probation, de ne pas s'être inscrit au registre des délinquants sexuels (ce qui a été fait lors de son arrestation le 3 juin), d'avoir eu en sa possession du matériel informatique et d'avoir eu accès à Internet.

Sorti du pénitencier en février 2015 (30 mois pour du leurre informatique en 2013), Bourque n'a pas mis de temps à répéter son manège auprès de jeunes filles de moins de 16 ans. Dès le mois d'avril suivant, il tentait de les attirer sous la couverture.

Pour se rapprocher de ses victimes, Bourque s'est créé un faux profil Facebook au nom d'une jeune mannequin. Prétextant être nouvelle dans la région, cette fausse jeune fille, derrière qui se cachait Bourque, voulait faire des rencontres.

L'amie du réseau social, qui disait faire beaucoup d'argent avec son métier, promettait aux jeunes filles la possibilité de faire aussi une carrière de mannequin international. Pour y arriver, elles devaient accepter de fournir des photos en bikini et osées. Ses jeunes proies devaient aussi avoir des relations sexuelles avec Bourque, qui disait être le gérant de la fausse mannequin.

Il est ainsi entré en contact avec au moins 16 victimes, dont une femme adulte. Chaque fois, il répétait le même stratagème. Si la personne refusait, il se choquait. Jusqu'au jour où l'une de ses victimes a décidé de contacter la police.

C'est là que le pot aux roses a été découvert. Et Bourque a été arrêté. Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay ont saisi deux ordinateurs (dont un était caché), ce qui lui était interdit.

Sur cet aspect, Me Nicole Ouellet, de la Couronne, mentionne que l'analyse des ordinateurs n'a pas été faite et qu'il n'est pas impossible que de nouvelles accusations soient éventuellement déposées.

Il faut préciser que Bourque n'a jamais eu de contacts en personne ou au téléphone avec les victimes, mais uniquement par Internet.

Délinquant dangereux

En raison des nouveaux plaidoyers de culpabilité et de ses antécédents judiciaires de même nature, Martin Bourque répond aux critères pour une évaluation concernant les délinquants à contrôler et dangereux.

Il avait été condamné à 30 mois d'emprisonnement en 2013 pour des gestes similaires alors qu'il résidait dans les Laurentides. Là encore, il se faisait passer pour un mannequin. Il avait été arrêté à la base militaire de Trenton, en Ontario.

Me Ouellet a demandé au juge Hudon d'autoriser l'évaluation en vertu de l'article 751.1 du Code criminel canadien. Le magistrat l'a accordée.

« Cela signifie que s'il devait être déclaré délinquant à contrôler, l'accusé demeurerait sous la juridiction du tribunal pour une durée maximale de 10 ans (à sa sortie de prison). S'il est délinquant dangereux, il demeure sous la garde du tribunal pour une période indéterminée », a mentionné son avocate, Me Guay-Langevin.

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