Jean-Philippe Côté évite la prison

Jean-Philippe Côté se tire bien d'affaire. Le tribunal accepte de donner une... (Archives Le Quotidien)

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Jean-Philippe Côté se tire bien d'affaire. Le tribunal accepte de donner une chance à cet individu qui a détruit les biens de ses parents et qui a mordu un policier.

Le jeune homme de Saint-Nazaire a reçu sa sentence, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune de Me Jean-Sébastien Lebel (Couronne) et Me Olivier Théorêt (défense) de lui imposer des travaux communautaires (240 heures), en plus d'une probation de trois ans et un suivi probatoire de 24 mois.

Le 3 décembre 2014, Côté se désorganise sous l'influence de stupéfiants. Il crie après ses parents, brise les chaises de la cuisine, fracasse une vitrine et défonce un mur.

Devant cet état de fait, les parents communiquent avec les policiers de la Sûreté du Québec. Ceux-ci essaient de le calmer, mais Côté se braque devant eux, les menace en leur disant qu'il était pour leur en « crisser » une et qu'il n'a pas peur.

L'individu se met alors à se frapper la tête sur le mur. Un policier intervient pour éviter qu'il ne se blesse. C'est là que Côté le mord à la main. Heureusement, l'agent porte des gants anti-coupure, ce qui lui évite une blessure plus grave.

« M. Côté doit comprendre que les gestes qu'il a posés sont graves. Une morsure, c'est comme un crachat au visage. Il y a du liquide corporel. Les répercussions sont importantes sur le policier, autant sur les plans personnel, professionnel que familial. Il a dû subir des tests. Il a été inquiet durant plusieurs semaines. Ces accusations peuvent entraîner des peines de 12 à 24 mois », a précisé Me Lebel.

Étant donné que l'accusé s'est repris en main, qu'il a cessé la consommation de stupéfiants et que son rapport présentenciel est positif, les procureurs ont préféré la réhabilitation à la répression. Ils ont suggéré une alternative à la prison.

« Vous avez déjà eu 60 jours et quatre mois de prison par le passé. Vous ne devez pas penser qu'il s'agit d'un recul de la peine cette fois-ci. On aurait dû vous donner une peine plus importante, mais en raison des efforts que vous avez faits, je vais adhérer à la suggestion commune », a mentionné le juge Hudon.

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