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La prison de Roberval... (Archives Le Quotidien)

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La prison de Roberval

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L'article publié vendredi dans Le Quotidien, concernant un détenu s'étant plaint de l'éloignement de la prison de Roberval, a soulevé plusieurs réactions sur les réseaux sociaux. Peu de gens le prennent en pitié.

Le Chicoutimien Jimmy Caouette, 41 ans, s'est plaint devant le juge Pierre Lortie de la Cour du Québec que les conditions d'incarcération étaient meilleures dans l'établissement carcéral de Chicoutimi, désormais fermé, qu'au nouveau centre.

«Ce qui est difficile, c'est tout le temps que l'on perd à attendre. Mercredi matin, j'ai été réveillé à 5 h 45 afin de me préparer pour mon transport entre Roberval et Chicoutimi. J'ai à peine eu le temps de manger mes toasts (rôties). J'ai passé toute la journée dans un petit local au Palais de justice de Chicoutimi pour une toute petite minute devant le juge. Je suis reparti vers la prison de Roberval et je suis arrivé à ma cellule à 21 h 30. Mon souper, servi à 16 h 30, m'attendait. Tout était naturellement froid», expliquait Jimmy Caouette.

Peu de gens ont été compatissants à l'endroit de Caouette, multirécidiviste de l'alcool au volant. Sur la page Facebook du Quotiden, plusieurs personnes ont exprimé leur fiel en y laissant des commentaires. «Mais y font tu assez pitié les prisonniers! Avoir su que c etait l'éloignement qui était plus dure pour eux. C'est pas à Roberval qui fallait la construire (NDLR, la prison), mais à chibougameau! (sic)», écrit un internaute.

«On se fait prendre 2 fois avec facultés affaiblies dans 1 mois, on ne fait pas de travaux communautaires, on ne respecte pas ses engagements, on se fait sans doute payer son avocat par l'aide juridique et on se plaint! (sic)», lance un autre.

«Pauvre petit ses toasts étaient frettes! (sic)», ironise une autre utilisatrice de Facebook.

Jimmy Caouette était conscient que peu de gens allaient le prendre en pitié. L'individu de 41 ans a plaidé coupable à deux accusations de conduite avec les facultés affaiblies en mai et juin 2015, à ne pas avoir fait 120 heures de travaux communautaires et à cinq non-respects d'engagement.

Trois vols à l'étalage en une seule journée

Patricia Rainville - Sans antécédent judiciaire et âgé de 79 ans, un homme a été reconnu coupable de vol à l'étalage, vendredi, au Palais de justice de Chicoutimi. La demande d'absolution inconditionnelle de la défense n'a pas été retenue par le juge Paul Guimond.

Le septuagénaire est accusé d'avoir commis trois vols à l'étalage au cours d'une même journée, dans une épicerie de Saguenay. Même s'il avait de l'argent pour payer, l'homme a volé quelques biens, mais surtout des batteries. Il a été pincé une première fois, puis relâché après avoir remis les objets dérobés. Quelques heures plus tard, il s'est représenté au même magasin, pour perpétrer un second vol. Encore une fois, l'homme a été épinglé. Il a remis les objets puis a été sommé de partir. Finalement, l'individu a répété le même manège une troisième fois. Il a encore une fois été attrapé, mais cette fois, il a été amené au poste et accusé de vol à l'étalage.

Même s'il avait décidé de plaider coupable, l'homme de 79 ans qui s'est présenté devant le juge espérait ne pas avoir de casier judiciaire. C'est d'ailleurs ce que demandait l'avocat de l'accusé, Me Jean-Claude Ouellet. «Mon client n'a aucun antécédent judiciaire et ça lui ferait beaucoup de peine d'avoir un casier», a fait valoir Me Ouellet.

Le criminaliste a expliqué que son client avait reçu un diagnostic de cancer et que son épouse avait demandé le divorce en même temps, ce qui l'avait profondément secoué. «Il souhaite quitter ce monde sans casier», a dit l'avocat.

Finalement, même s'il a qualifié la situation de tristement pathétique, le juge Paul Guimond n'a pas retenu la demande de la défense. «Je ne peux pencher pour l'absolution inconditionnelle sous prétexte que ça ferait de la peine à l'accusé d'avoir un casier judiciaire...», a noté le juge Guimond. L'homme a obtenu un sursis de sentence assorti d'une probation de 12 mois au cours de laquelle il devra garder la paix et avoir une bonne conduite.

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