Troisième absolution conditionnelle pour Serge Savard

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Le Saguenéen Serge Savard a réussi à avoir une troisième absolution conditionnelle en l'espace de 13 ans. Si ce n'est pas une première au Québec, le criminaliste Dominic Bouchard a tout de même obtenu une décision assez inhabituelle du tribunal.

L'homme originaire de Saguenay, mais qui réside maintenant à Lac-Beauport, a reconnu jeudi sa culpabilité à une utilisation frauduleuse d'une carte de crédit et à deux chefs de fraude envers son frère. Une fraude de 7000$.

Me Bouchard a demandé une absolution conditionnelle afin d'éviter que son client ne perde son emploi d'infirmier à l'hôpital Robert-Giffard, de Québec.

La sentence du juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, devrait faire jurisprudence, car il n'existe qu'un seul autre cas de trois absolutions conditionnelles au Québec. C'est le juge Valmont Beaulieu qui a rendu cette décision il y a quelques années.

Serge Savard, un homme âgé de 41 ans, s'est retrouvé dans une mauvaise situation il y a quelques années. Souffrant de trouble du déficit d'attention (TDA), Savard voulait devenir infirmier. Mais à quatre reprises, il a échoué son test de français.

À la suite de son dernier échec, il s'est retrouvé en dépression. Il a pu s'installer dans le sous-sol de son frère. Isolé, il s'est mis à jouer à des jeux de rôles sur Internet.

«M. Savard a dépensé beaucoup d'argent pour améliorer son armée et son propre armement dans le jeu. Il pouvait dépenser chaque fois le maximum permis, soit 100$. Pour y parvenir, il utilisait la carte de crédit de son frère. Il a monté la facture à 7000$», explique Me Bouchard.

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Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québe

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L'accusé a été pris par son frère. M. Savard a voulu le rembourser, mais la victime lui a dit ne rien vouloir savoir de son argent. Finalement, le montant a été remboursé par la compagnie de crédit.

«J'ai demandé une absolution conditionnelle au juge. Mon client, grâce à la médication, est parvenu à surmonter son trouble de déficit d'attention et il a réussi son test de français. Depuis mars dernier, M. Savard occupe un poste d'infirmier à Québec. Il pourrait perdre son emploi s'il a un casier judiciaire. À l'Ordre des infirmières et infirmiers, on lui a dit qu'il pourrait être appelé à utiliser la carte de crédit d'un bénéficiaire qui aurait besoin d'un service. Avec un casier judiciaire, il ne pourrait occuper son poste», a expliqué Me Bouchard.

L'absolution est conditionnelle à un don de 7000$ (le montant de la fraude) au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC).

Savard avait été absous en 2003 à la suite d'une plainte de voies de fait et à une seconde occasion en 2007 pour une fraude.

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