Détenus et cuisiniers: réinsertion sociale en jeu

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Le ministère de la Sécurité publique entend rétablir le service de l'assemblage des plateaux de repas par les détenus à la prison de Roberval malgré les plaintes formulées par le syndicat.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le ministère de la Sécurité publique entend maintenir le service de l'assemblage des plateaux de repas par les détenus à la prison de Roberval tout en assurant la sécurité du personnel.

«C'est une façon de faire qui est effectuée dans plusieurs centres de détention au Québec. C'est une manière de permettre la réinsertion sociale de certains détenus. Par contre, cette opération se fait de manière sécuritaire. La sécurité du personnel civil et des employés est très importante au ministère», indique la responsable des communications au ministère de la Sécurité publique, Alexandra Paré.

Bien que la CSST ait émis un avis pour que cesse la cohabitation entre les cuisiniers et les détenus à la prison de Roberval, le ministère va en appeler de la décision. «On applique la décision, mais on veut revenir à cette pratique parce que nous jugeons que c'est important», mentionne-t-elle.

Des solutions seront envisagées pour éviter les irritants, mais impossible de les connaître pour l'instant. Est-ce que la configuration des lieux sera changée ou bien la formation en situation d'agression sera bonifiée? Les employés ont refusé de travailler quand les agents correctionnels n'étaient plus présents avec eux à l'endroit où se préparent les plateaux avec les prisonniers.

La porte-parole du ministère indique que les cuisiniers qui travaillaient aux anciennes prisons de Roberval et Chicoutimi n'ont jamais eu à côtoyer les détenus pour l'assemblage des plateaux de nourriture. Cette «nouveauté» pourrait expliquer les réticences et craintes formulées plus tôt cette semaine par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) qui représente les douze cuisiniers et aides-cuisiniers oeuvrant à Roberval.

D'ailleurs, le fait que des cuisiniers soient en contact direct avec des prisonniers ne serait pas dangereux. D'après la responsable des communications, le ministère n'aurait enregistré aucun acte de violence portée à l'endroit de cuisiniers dans les centres de détention. Une affirmation que n'a pas pu confirmer Alexandra Paré avant l'heure de tombée. «Il s'agit d'un privilège pour les détenus d'assembler les plateaux. Ils sont peu nombreux à être sélectionnés et passent par un processus de sélection très rigoureux», informe-t-elle.

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