Un amoureux des armes risque la prison

Le Chicoutimien Éric Lapointe voue une admiration pour les armes à feu. Il... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Chicoutimien Éric Lapointe voue une admiration pour les armes à feu. Il s'est encore fait prendre avec des fusils et des carabines, mais comme cela lui est interdit d'en avoir en sa possession, il pourrait bien retourner derrière les barreaux.

Le 23 janvier 2015, les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont été appelés à se rendre dans l'immeuble où loge Lapointe, à Chicoutimi, à la suite d'une plainte de bruit.

Le client de Me Charles Cantin a plaidé coupable, vendredi après-midi, aux accusations de possession illégale d'armes à feu, d'un mauvais entreposage des armes et le tout sous interdiction d'en posséder.

Éric Lapointe a été arrêté en possession d'armes... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

Agrandir

Éric Lapointe a été arrêté en possession d'armes à feu alors que cela lui est interdit par le tribunal.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

«Lors de la perquisition, à l'arrivée des agents, les policiers ont vu une arme à feu qui n'était pas barrée. Ils sont entrés dans le logement et ils ont retrouvé des armes de calibre 30-06, .22 et un .12 notamment. M. Lapointe n'avait pas les permis et les autorisations pour posséder ces armes», a expliqué Me Mikaël Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Selon la preuve au dossier, les agents de police ont trouvé Éric Lapointe, âgé de 54 ans, habillé à peu près comme Rambo. Il avait deux bandoulières de munitions autour de lui, un peu comme on le voit dans les films westerns.

Lapointe, qui possède des antécédents judiciaires en semblable matière, a même avoué aux agents, durant son interrogatoire, s'être procuré une arme sur le marché noir étant donné qu'il n'avait pas le droit de s'en procurer.

Le juge Michel Boudreault a demandé la confection d'un rapport présentenciel complet afin d'avoir le portrait de cet homme. Les représentations sur sentence se feront le 22 juin. Le criminaliste aura le temps de chercher de la jurisprudence afin d'éviter l'emprisonnement de l'accusé, car la Couronne entend demander une peine d'emprisonnement ferme.

Soirée mémorable

Si le client de Me Charles Cantin n'a pas le droit de posséder des armes à feu, c'est qu'il avait semé une certaine crainte le soir du 31 juillet 2002.

À bord de son véhicule, Lapointe s'était promené aux quatre coins de Chicoutimi pour y vider le contenu des chargeurs de ses armes à feu.

Il avait notamment plombé une porte du Palais de justice de Chicoutimi, dont les marques sont encore visibles 14 années plus tard, de même que deux stations de pompage de la localité et un feu de circulation.

Il avait causé pour plus de 100 000$ de dommages.

Les policiers de la ville s'étaient mis à sa poursuite. Lorsqu'il les a aperçus, Lapointe a quitté la voie publique et a emprunté la piste cyclable pour retourner chez lui.

C'est sa mère, alertée par la vue des voitures de police, qui était parvenue à désarmer son fils.

En refaisant le parcours emprunté par Lapointe, les policiers avaient trouvé pas moins de 42 douilles. Les enquêteurs avaient aussi trouvé plusieurs armes dans la voiture de l'accusé, dont un révolver de calibre .38 chargé et des cartouches prêtes à être utilisées.

Éric Lapointe avait été condamné à 16 mois de prison à l'époque pour son escapade de soirée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer