L'actualité judiciaire

Voici l'actualité judiciaire de mardi. (Archives Le Quotidien)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Voici l'actualité judiciaire de mardi.

Doigts d'honneur et collision

Un dossier de rage au volant datant de mai 2014 s'est retrouvé devant le juge Pierre Simard, mardi, au Palais de justice de Chicoutimi.

Un individu a été accusé de conduite dangereuse et de méfait après un événement survenu sur la rue Bégin.

Selon la version de la plaignante, tout a commencé lorsqu'elle s'est aperçue qu'un véhicule la suivait de très près au moment où elle se dirigeait vers la garderie pour aller chercher son enfant.

La dame aurait fait signe au conducteur de diminuer sa vitesse, ce qu'il n'aurait pas apprécié. La mère de famille affirme que l'individu lui a fait un doigt d'honneur, geste qu'elle lui a retourné. Des tentatives de dépassement par la gauche et la droite ont suivi, puis à un arrêt obligatoire, l'individu aurait touché la voiture de la dame avec son propre véhicule.

Celle-ci affirme être sortie de son véhicule pour constater s'il y avait des dégâts. Elle aurait mentionné à l'individu qu'elle noterait sa plaque. L'homme aurait alors mis son véhicule en marche arrière, avant de foncer sur le véhicule de la dame et de prendre la fuite en passant sur le trottoir.

«Ce n'est pas le montant des dommages sur mon véhicule qui est important. C'est que c'était l'heure où les enfants sortent de l'école. On a croisé un autobus scolaire. Mon fils aurait aussi pu être assis sur la banquette arrière de ma voiture. Ça aurait pu être beaucoup plus grave», a affirmé la dame devant le juge.

Les policiers ont retracé l'individu. Son véhicule a été saisi au printemps 2014. Pierre Girard, reconstitutionniste en scène de collision à la Sécurité publique de Saguenay, en a fait l'expertise. Il a confirmé devant le juge que le véhicule a bel et bien été impliqué dans un accrochage. «Le véhicule a été impliqué dans une collision à une vitesse entre 15 et 30 km/h, mais je ne peux pas hors de tout doute déterminer que le bris (observer sur le véhicule saisi) est relié à l'autre véhicule», a-t-il témoigné.

L'individu représenté par Me Justine Guay-Langevin nie les faits. Il présentera sa version devant le juge Pierre Simard le 15 février prochain.

Campion aurait sévi quatre fois

Jean-Marc Campion aurait commis des attouchements sexuels à quatre reprises sur une jeune de moins de 16 ans.

Le procès de cet homme de 57 ans originaire de Saint-Félicien s'est amorcé mardi à Roberval devant le juge Pierre Lortie.

Dans une déposition enregistrée sur vidéo, la victime, dont on ne peut dévoiler l'identité afin de la protéger, a raconté que Campion l'aurait touchée une première fois à un sein en décembre 2014.

Campion berçait la fillette recouverte d'une couverture pour la réchauffer. Ils se retrouvaient dans le sous-sol de sa résidence des environs de Montréal en compagnie d'autres personnes.

Le lendemain, alors qu'elle se sentait fiévreuse, la victime s'est endormie dans les bras de l'homme. À son réveil, elle s'est aperçue que la main de Campion était sur son sein

Puis, dans la nuit, alors que la fillette dormait entre Jean-Marc Campion et une autre personne, l'accusé lui aurait mis la main dans sa petite culotte.

«J'ai dit que je me sentais trop serrée dans le lit et je suis partie», a-t-elle répondu à l'avocat de Campion, Me Denis Otis, qui lui demandait pourquoi ne pas avoir alerté les proches au sujet de ces agissements.

«Je savais que ce n'était pas normal, mais que les gens ne me croiraient pas», a-t-elle répondu avec aplomb.

Le quatrième événement est survenu quelques jours plus tard dans une localité du nord du Lac-Saint-Jean.

Campion aurait offert à la victime de compter avec elle l'argent de la vente de chocolat.

Se retrouvant seul avec elle dans sa chambre, il aurait glissé sa main sur un sein.

La victime a confié à une amie les agissements de l'accusé. Cette amie l'a forcé à en parler à sa mère, sinon qu'elle le ferait à sa place, ce qui l'a mené à porter plainte.

Cette amie a témoigné mardi pour indiquer que les révélations l'avaient ébranlée à tel point qu'elle a écrit ses états d'âme dans son journal intime.

Tentative de suicide

Le troisième témoin appelé à témoigner a informé le juge que Jean-Marc Campion aurait tenté de mettre fin à ses jours à la suite de son interrogatoire avec la police, en mars 2015.

Toute cette histoire l'a ébranlé. Elle ne pensait pas que Jean-Marc Campion puisse commettre de tels gestes.

L'avocat de la défense, Me Denis Otis, a contre-interrogé les témoins afin de faire ressortir des incohérences dans le témoignage de la victime concernant les lieux et les vêtements qu'elle portait lors de ces attouchements.

Le procès va se poursuivre aujourd'hui.

Un dernier témoin de la Couronne va comparaître, suivi de ceux de la défense, dont l'accusé Jean-Marc Campion.

Louis Potvin

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