Condamné après cinq ans de cavale

Après cinq années de cavale en Alberta et après avoir commis de nombreuses... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Après cinq années de cavale en Alberta et après avoir commis de nombreuses introductions par effraction dans des chalets, David Tremblay revient à la maison pour régler ses dossiers judiciaires. Il reçoit une sentence de 24 mois avec sursis et une assignation à domicile 24 heures sur 24 pour les huit premiers mois, sauf pour des raisons médicales ou son travail.

L'individu de 34 ans s'est présenté lundi matin devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, pour recevoir sa sentence.

Durant la courte séquence de vols et d'introductions (plus de 12) dans des chalets, David Tremblay et des complices ont dérobé pour plus de 30 000$ d'objets et causés pour près de 6000$ de dommages.

L'homme a passé la période des Fêtes en sachant qu'une peine d'emprisonnement pouvait lui être imposée.

Mais la Couronne (Me Sabrina Tremblay) et la défense (Me Roseline Bouchard-Zee) ont plutôt convenu d'une suggestion commune au tribunal, que le juge a entérinée.

Les événements reprochés à Tremblay, un individu bien portant résidant maintenant à Québec, ont eu lieu en octobre 2008.

Entre le 26 et le 30 octobre de cette année-là, Tremblay s'est introduit dans le chalet qu'il habitait à Saint-Charles de Bourget, mais d'où il venait d'être expulsé. Il a volé pour 6125$ de matériels à ce premier endroit et ensuite pour 2200$ dans un second chalet.

Entre le 31 octobre et le 6 novembre, avec des complices, il s'est introduit dans neuf chalets de la ZEC de La Boîteuse et a forcé la porte de trois remises.

Les individus ont pris pour plus de 24 000$ de matériels, de VTT et autres objets. Tremblay avait aussi subtilisé la voiture de son amie pour se rendre sur les lieux des larcins.

«Si le dossier a mis autant d'années à se régler, c'est que l'accusé, après avoir pris connaissance des accusations, s'est sauvé en Alberta durant quatre années. Il est revenu chez lui l'an dernier et a décidé de se rapporter aux autorités. Il est parti parce qu'il craignait la conséquence de ses gestes», a expliqué Me Tremblay.

Les deux procureurs ont donc soumis un sursis de sentence de 24 mois, une probation de deux années et un suivi.

Pour les huit premiers mois de la sentence, il devra être à son domicile 24 heures sur 24, sauf pour le travail et des raisons médicales (il souffre d'insuffisance veineuse). Ensuite ce sera de 20h à 7h et de 22h à 7h.

«Je vois le tort que j'ai causé. Je sais que c'est la dernière chance que j'ai et j'ai l'intention d'en profiter. Vous ne me reverrez pas ici. Quant à mes complices, je ne les ai jamais revus et je n'ai pas l'intention de les revoir», a exprimé l'accusé.

Le juge Boudreault n'a pas caché qu'il hésitait à accepter la suggestion commune. «Vous ne devriez pas être ici, car vous n'avez pas été élevé à voler. C'est d'autant plus un comportement inacceptable. Je vais néanmoins entériner la suggestion commune», a conclu le magistrat.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer