Eugène Tremblay écope de 26 mois

Eugène Tremblay, de Saint-Nazaire, est entré dans la salle d'audience en toute... (Archives Le Quotidien)

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Eugène Tremblay, de Saint-Nazaire, est entré dans la salle d'audience en toute liberté, mais il savait qu'il en sortirait avec les menottes aux poignets.

L'homme, qui aura 61 ans le 22 janvier, a reçu une peine de 26 mois de prison (moins 2,5 mois de détention préventive) pour la production de 427 plants de marijuana, la possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic, le vol d'un véhicule et pour avoir été en possession d'armes à feu chargées le 5 septembre 2013.

Lors de cette journée de septembre, les policiers de la Sûreté du Québec ont fait leur apparition sur les terrains de Tremblay. Celui-ci possédait un système de surveillance par caméra assez sophistiqué, qui lui permettait de voir arriver les intrus.

Lorsque les agents sont arrivés, le sexagénaire est sorti avec l'une de ses armes chargées. Dès qu'il a vu que les visiteurs étaient des policiers, il a laissé tomber son arme.

En interrogatoire, l'homme a tout avoué. Il cultivait de la marijuana et fabriquait du haschisch depuis environ cinq ans afin d'arrondir ses fins de mois. Ses aveux ont d'ailleurs permis au Directeur des poursuites criminelles et pénales de porter des accusations sur la période de 2008 à 2013.

Lors de la perquisition, outre les 427 plants de marijuana, les agents ont aussi saisi 373,28 grammes de cannabis, 15 kilogrammes de feuilles de marijuana, 65,46 grammes de haschisch, 0,63 gramme de cocaïne et du pollen de cannabis. Les policiers ont aussi trouvé du matériel servant à la fabrication des stupéfiants, une somme de 2900$ et un camion rapporté volé à Terrebonne que Tremblay aurait racheté.

Vendredi matin, Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne, a demandé une peine variant de 26 à 30 mois au juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec.

Il estimait qu'une grande quantité de stupéfiants avait été retrouvée à sa résidence et surtout, que l'homme s'était présenté devant les policiers avec une arme chargée. Les nombreux antécédents judiciaires ont aussi contribué à la demande de Me Lebel.

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Eugène Tremblay, de Saint-Nazaire

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Pour sa part, Me Sophie Bergeron, en défense, aurait plutôt souhaité une sentence de deux ans moins un jour, tout en réduisant les 10 semaines de temps préventif effectué lors de l'arrestation.

Tremblay s'est adressé au tribunal avant que la sentence ne tombe. Il a parlé de son passé, du travail qu'il a fait dans sa vie et de ses projets à sa sortie de prison.

«Il faut tenir compte de la gravité des accusations. Il faut aussi retenir que vous aviez installé un système et une organisation d'importance pour protéger et surveiller vos plantations. Et vous avez cultivé sur une longue période», a mentionné le juge Larouche.

«Mais là où le bât blesse, c'est que vous demeurez une énigme pour la probation. Vous demeurez pour eux une personne suspicieuse, qui ne répond pas à toutes les questions. Et je ne peux pas tasser du revers de la main vos antécédents judiciaires. Car au moment de faire ce que vous avez fait, vous saviez à quoi vous en tenir. Vous avez fait vos propres choix», a conclu le magistrat.

Quant à sa conjointe, Sylvie Tremblay, elle a vu le Directeur des poursuites criminelles et pénales retirer les accusations déposées contre elle.

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