Trop d'antécédents pour une absolution

Sylvie Otis pourrait bien voir ses plans d'aller refaire le plein d'énergie en... (Archives Le Quotidien)

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Sylvie Otis pourrait bien voir ses plans d'aller refaire le plein d'énergie en Floride compromis en raison de ses excès de colère.

La femme de 58 ans a été reconnue coupable, par le juge Rosaire Larouche de la Cour du Québec, de voies de fait et de menaces envers l'une de ses voisines d'un édifice de l'Office municipal d'habitation (OMH) de la rue Legrand, à Chicoutimi.

La dame n'a pas été en mesure d'obtenir l'absolution conditionnelle (à des travaux communautaires) qu'elle demandait, ce qui lui aurait facilité la tâche pour franchir la frontière américaine.

Elle voulait se rendre en Floride, chez des amis, pour une période d'un à deux mois afin de se ressourcer.

Mais avec un deuxième dossier à son casier judiciaire, elle risque d'avoir plus de complications à y parvenir.

L'histoire remonte à l'été 2015. Une dame de l'OMH s'est retrouvée dans l'obligation de se débarrasser de ses chiens à la suite d'une plainte d'autres locataires. En fait, cette femme a lancé la rumeur que Mme Otis avait adressé une récrimination aux dirigeants de l'OMH sur le fait que les animaux ne cessaient d'aboyer.

La cliente de Me Olivier Théorêt a nié être à l'origine de cette histoire. Elle est alors retournée chez elle en beau fusil. La dame a commencé à brasser les objets dans son appartement, au point où celle qui avait lancé la rumeur est allée s'enquérir de son état.

«C'est là que ma cliente a empoigné la dame par le bras (voies de fait) et lui a dit de sortir en la menaçant», de noter Me Théorêt, d'où l'origine des premières plaintes.

Par la suite, en septembre, l'accusée, au volant de son véhicule, est passée sur un terrain et par-dessus un petit muret et s'est dirigée vers la victime. Celle-ci a pu éviter le contact, après avoir été avisée par des témoins. Mme Otis dit n'avoir jamais voulu la heurter ou lui faire peur. Elle a prétendu que la victime a plutôt failli trébucher.

Le juge Larouche n'a pas retenu la version de l'accusée.

«Je regrette de l'avoir pris par le bras. Et je suis en accord avec la décision du juge. C'est la première fois que ça m'arrive de poser des gestes comme ceux-là. J'ai pris conseil au CLSC afin de m'aider à gérer ma colère. Et j'ai l'intention de continuer», a raconté la femme.

Mais ce n'est pas tout à fait vrai. Me Audrey Allard, de la Couronne, a précisé que Mme Otis avait un antécédent de voies de fait en 1986 et qu'elle était en attente d'un autre dossier de voies de fait et d'entrave au travail des policiers.

Dans sa décision, le juge Larouche n'a pu faire autrement que de tenir compte de ces aspects et du fait que les événements de l'été 2015 se sont déroulés en juillet et en septembre, donc qu'ils n'étaient pas nécessairement isolés.

Au final, l'accusée a droit à un sursis de sentence de 24 mois, sera sous probation pour plusieurs mois et devra effectuer 175 heures de travaux communautaires. Il lui est aussi interdit de communiquer avec la victime.

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