Un policier de Saguenay suspendu

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Un policier de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) est suspendu depuis plus de deux mois pour une histoire de voies de fait. Il aurait abusé de la force sur un individu lors d'une intervention.

Les autorités policières ont confirmé au Quotidien, mardi soir, l'information relative à cette décision prise au quartier général de la SPS.

L'agent, dont nous ne pouvons dévoiler l'identité, est suspendu avec solde, le temps qu'un procureur du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de Québec analyse le dossier et prenne une décision.

Selon les informations fournies, le policier aurait fait usage d'une force plus grande que nécessaire lors d'une intervention survenue en octobre dernier.

«Une enquête a été réalisée à l'interne. Celle-ci est terminée. Le dossier a été remis à un procureur indépendant de Québec le 18 décembre. Il prendra le temps d'en faire le tour et de prendre une décision si des accusations doivent être déposées», mentionne le capitaine Steeve Gilbert.

Il n'a pas été possible de connaître le contexte dans lequel la force, qualifiée d'abusive, a été utilisée. Mais étant donné qu'une plainte a été déposée officiellement, les autorités de la police de Saguenay ont dû enquêter sur cette histoire.

Situation difficile

Du côté de la Fraternité des policiers et policières de Saguenay, le président Jean-François Imbeault tient à préciser que ces affaires sont toujours tristes.

«Pour le moment, nous avons offert le support nécessaire à notre membre et lui avons fourni un avocat. Nous avons tous hâte de connaître la décision du DPCP de déposer ou non une accusation criminelle», a indiqué M. Imbeault en soirée.

Sans vouloir minimiser l'événement, le président de la Fraternité précise que les interventions policières se font en grand nombre et toujours dans des moments critiques.

«Nous avons un ou deux événements (plaintes) de ce genre par année. Je le répète, ce sont des situations difficiles et tristes pour tout le monde. Mais il faut savoir que le service d'urgence du 911 a reçu en 2014 plus de 70 000 appels pour les policiers, les ambulanciers ou les pompiers.»

«Juste pour la Sécurité publique de Saguenay, ce sont plus de 16 000 dossiers qui ont été ouverts. Lorsque nous nous déplaçons, nous retrouvons des gens qui sont désorganisés ou qui vivent des moments de détresse. Et il nous arrive, lorsque les paroles ne suffisent pas, d'utiliser la force pour maîtriser quelqu'un. Il ne faut pas oublier que nos policiers n'ont qu'une ou deux secondes pour prendre une décision», précise Jean-François Imbeault. Sur les 18 dernières plaintes en déontologie concernant les policiers de Saguenay, 11 ont été immédiatement fermées étant donné que la plainte n'était pas justifiée. Quatre affaires ont été réglées en conciliation, une procédure habituelle avant d'en arriver à plaider devant les membres du Comité de déontologie. Et les trois autres dossiers sont en attente.

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