Le boulevard de l'Université sera analysé

La chaussée glissante et enneigée aurait été à... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La chaussée glissante et enneigée aurait été à l'origine de l'accident mortel du 31 décembre  sur le boulevard de l'Université, à Chicoutimi.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Les responsables de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) analyseront la configuration et la vitesse des véhicules circulant sur le boulevard de l'Université, à Chicoutimi, entre les boulevards Talbot et Saint-Jean-Baptiste, afin d'éviter que d'autres accidents mortels ou avec des blessés surviennent à nouveau.

Le président de la Commission de la sécurité publique, Carl Dufour, a été interpellé au cours des derniers jours à la suite de l'accident qui a enlevé la vie de la jeune Marie-Pier Pagé (22 ans).

Aucune chance

Le soir du 31 décembre, après une perte de contrôle, possiblement en raison de la chaussée enneigée, le véhicule de la conductrice a été heurté par un VUS qui arrivait en sens inverse. La victime n'aurait eu aucune chance de s'en sortir.

« C'est une situation préoccupante. J'ai demandé aux responsables de la Sécurité publique de sortir les rapports d'accidents des cinq dernières années dans ce que nous appelons la cuve. À la suite de l'accident, j'ai été interpellé afin de voir ce que l'on pourrait faire pour améliorer la sécurité des automobilistes, car une vie de perdue en est toujours une de trop », explique M. Dufour, lors d'un entretien.

« Je n'ai pas les statistiques des dernières années, mais on me laisse voir que le secteur est problématique. La vitesse y est de 90 kilomètres à l'heure, mais je ne suis pas convaincu que de la réduire réglerait les problèmes. Les gens ont peut-être une impression de sécurité en raison de la largeur du boulevard. Certains me disent qu'il y a de la condensation dans le bas du boulevard, juste au-dessus du cours d'eau de la rivière du Moulin », poursuit le conseiller municipal.

Ce dernier n'écarte aucune possibilité ou solution pour le moment. Même s'il n'est pas convaincu que de réduire la vitesse à 70 km/h est la solution, le président de la Commission de la sécurité publique va l'étudier, de même que l'installation de jersey (bloc de ciment) ou l'aménagement d'un terre-plein pour séparer les voies en direction sud et nord du boulevard de l'Université.

ERD

De son côté, la chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, prône une réduction de la vitesse et l'analyse de la mise en place d'un muret de protection au centre du boulevard.

« Ce sont les principes de sécurité qui doivent nous guider. Il faut poser des gestes pour éviter que ça se reproduise. Je pense à une réduction de la vitesse. Il faudrait la ramener à 70 km/h comme dans le passé. Des études sur la vitesse ont démontré que des véhicules y roulaient à plus de 120 km/h », note Mme Néron.

« Un muret permettrait aussi d'éviter les face à face. Il faut aussi s'assurer de protéger les cyclistes. Une piste a été aménagée, mais il n'y a aucune protection pour eux. En réduisant la vitesse, ça pourrait aider. Il faut faire l'analyse », ajoute la chef de l'ERD.

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