Une semaine de plus pour Jonathan Lapointe

Condamné la semaine dernière à six mois de prison en société, Jonathan Lapointe... (Photo 123RF)

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Condamné la semaine dernière à six mois de prison en société, Jonathan Lapointe a vu le tribunal lui imposer une semaine de plus pour avoir entravé le travail d'une policière, volé un téléphone cellulaire et commis huit bris de conditions.

Au-delà de la sentence en société, la principale difficulté dans ce dossier demeure le manque de ressources pour les personnes souffrant de déficience intellectuelle.

Les événements pour lesquels le juge Pierre Lortie l'a condamné se sont déroulés il y a un certain temps alors qu'il effectuait des travaux communautaires (condamnation antérieure) à Moisson Saguenay.

La journée des événements, Lapointe, un individu costaud, a été mêlé au vol d'un cellulaire d'une employée de l'organisme. Lorsque la police est arrivée pour mener l'enquête, Lapointe est entré dans le local où l'agente de paix se trouvait.

Celle-ci s'est sentie mal à l'aise et a vu que Jonathan Lapointe avait un air menaçant envers elle et qu'il utilisait un ton autoritaire. Elle s'est sentie prise au piège et a demandé à Lapointe de sortir.

Tout ça lui a valu une accusation d'entrave à un agent de la paix. Il a aussi avoué le vol du cellulaire. Et comme il était alors sous probation, il a brisé ses conditions de remise en liberté.

Ce n'est que lundi soir que le jeune homme de 21 ans (c'est son anniversaire aujourd'hui) a été arrêté par les policiers, munis d'un mandat d'arrestation, soit six jours après que Lapointe eut reçu sa peine de six mois en société.

Son avocat, Me Charles Cantin, a expliqué au juge Pierre Lortie que si ces accusations avaient été déposées en même temps que les autres dossiers, il n'aurait probablement pas écopé d'une sentence plus lourde.

« L'accusé possède une longue feuille de route pour divers crimes de ce genre. Il chemine entre le médical et le judiciaire, ce qui est très malheureux. Il y a un manque flagrant de ressources dans la région afin d'en prendre soin », mentionne Me Cantin.

« Nous sommes en discussion pour trouver une ressource qui pourrait lui fournir un encadrement permanent. Actuellement, il fonctionne très bien lorsqu'il suit les directives de ses parents. Mais ceux-ci ont besoin d'un coup de main. La sentence, ils la subissent eux aussi, car il est sous leur garde 24 heures sur 24 », indique Me Cantin.

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