Motoneigiste retrouvé sans vie sur les monts Valin

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Les policiers ont quitté en motoneige à partir de l'Auberge du km 31.

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Un motoneigiste a été retrouvé sans vie par son voisin de chalet, dimanche après-midi, sur la zec Martin-Valin. L'homme aurait percuté un arbre, avant de rendre son dernier souffle. Son décès remontrerait à samedi.

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Johnny Verville a appelé les autorités lorsque l'individu qui a fait la macabre découverte a fait éruption dans l'Auberge du km 31.

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En raison des problèmes de communication et des conditions météorologiques sur les monts Valin, la porte-parole de la Sûreté du Québec, Anne Mathieu, n'avait que quelques informations à fournir, tard en soirée, n'allant d'ailleurs pas jusqu'à confirmer le décès.

«Les communications sont extrêmement difficiles. C'est très loin dans le bois. Je peux simplement parler d'une collision possiblement mortelle, dont le décès daterait d'hier (samedi). L'appel est entré vers 14 h 45. C'est un citoyen qui a appelé pour dire qu'un homme avait retrouvé son voisin de chalet en piètre état, à côté de sa motoneige, près d'un arbre. Mais je ne pourrai rien valider ce soir», a-t-elle admis, vers 22 h 30, alors que les policiers s'apprêtaient à revenir des lieux de l'accident.

Le Quotidien a passé une bonne partie de la soirée dans la zec Martin-Valin. En effet, les conditions de route sont pénibles dans le secteur, surtout lors d'une averse de neige. De plus, il est impossible d'utiliser un signal cellulaire à la hauteur de l'accident, soit près du kilomètre 64, sur la route L -200.

Étant donné que l'intervention policière se déroulait en retrait dans le bois, il était difficile d'en apprendre davantage sur cet accident. Toutefois, à l'intérieur de l'Auberge du km 31, qui sert de relais aux motoneiges, l'homme qui a alerté les autorités a accepté de partager sa version des faits.

«C'est un homme que je connais. Il vient de la région et est âgé dans la soixantaine. C'est un trappeur. J'étais ici [dans le relais] quand quelqu'un a dit avoir trouvé un cadavre dans un sentier près de son chalet, et c'est moi qui ai téléphoné aux policiers. Ils étaient sous le choc un peu, surpris», a relaté Johnny Verville.

Selon le motoneigiste, la victime aurait des problèmes cardiaques. «Ça me surprend. Il connaît très bien les sentiers. Il a été trouvé à côté d'un arbre, gelé, avec du sang partout autour. Il a dû percuter l'arbre. Il a peut-être eu un malaise. C'est quelqu'un qui a un chalet proche qui l'a trouvé», a-t-il ajouté, rejoignant ainsi la version avancée par la Sûreté du Québec.

«Je le connais bien. J'ai hâte d'avoir les résultats de l'enquête pour savoir ce qu'il s'est réellement passé. C'est triste», a terminé M. Verville, qui est guide de motoneige hors piste dans les monts Valin.

Accidents de motoneige

Alors que la saison de la motoneige vient tout juste de prendre son envol, avec les premières chutes de neige, il s'agit déjà d'un premier décès à répertorier. Pour les quelques motoneigistes interrogés hier, il est important de faire preuve d'une grande prudence, même pour les plus aguerris.

Un seul coup d'oeil aux archives du Quotidien et du Progrès-Dimanche permet de constater que trois motoneigistes ont perdu la vie en 2015 dans les sentiers de la région.

Chaque année, au Québec, environ 1000 personnes subissent des traumatismes dans le cadre d'activités en VTT ou en motoneige. Environ 250 de ces traumatismes sont qualifiés de graves et entraînent en moyenne 25 décès.

En date du 1er avril 2015, un nombre record de motoneigistes s'étaient tués en seulement quatre mois, alors que la saison n'était pas tout à fait terminée. Trente-quatre personnes étaient mortes entre décembre et avril dans un accident de motoneige, dont trois enfants.

Au Québec, chaque motoneige a trois fois plus de risque d'être impliquée dans un accident mortel qu'une automobile, malgré son utilisation beaucoup plus restreinte dans le temps et en distance.

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