La SPS est en mode répression

Les policiers de Saguenay ne tolèrent plus que... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Les policiers de Saguenay ne tolèrent plus que des automobilistes insouciants négligent de s'immobiliser lorsqu'un autobus scolaire déploie son panneau d'arrêt. Sur la photo, Annie Girard, responsable du transport à la CS des Rives-du-Saguenay, le sergent Michel Bergeron, responsable du Bureau de la sécurité des milieux de la SPS, le policier Jean-François Murray, les chauffeurs Benoît Girard et Nathalie Tremblay et le directeur des opérations chez Intercar, Gilles Tremblay.

Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

De nombreux automobilistes de Saguenay ne respectent pas le Code de la sécurité routière le moment venu de s'immobiliser lorsqu'un autobus scolaire déploie son panneau d'arrêt. Le problème est tel que la Sécurité publique de Saguenay (SPS) prend les grands moyens pour faire appliquer le règlement. La sensibilisation ne suffit plus. L'heure est à la répression.

À la mi-novembre, le Bureau de la sécurité des milieux a donc mis en oeuvre une opération visant à intercepter les conducteurs fautifs et à leur remettre un billet d'infraction. Pendant une semaine, des patrouilleurs sont montés à bord des autobus jaunes et ont franchi divers parcours sur les territoires de Jonquière, Chicoutimi et La Baie. Les trajets les ont menés vers des artères achalandées et à divers endroits où les automobilistes sont particulièrement délinquants. Non loin derrière suivait une autopatrouille, dont les occupants étaient fin prêts à prendre les conducteurs la main dans le sac.

Responsable du Bureau de la sécurité des milieux, le sergent Michel Bergeron a orchestré le tout, après que la responsable du transport à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Annie Girard, eut communiqué avec la SPS pour sensibiliser les policiers au phénomène.

À raison de quelques heures par jour, pendant une semaine, des agents de la paix sont montés à bord, les yeux grands ouverts. L'opération policière a mené à la distribution de cinq billets d'infraction. Celui ou celle qui songe à enfreindre l'article 460 du Code de la sécurité routière a intérêt à y penser deux fois puisque l'amende est assez salée. En plus de devoir débourser 311$, le conducteur pris en défaut récoltera neuf points d'inaptitude. Considérant que chaque détenteur d'un permis de conduire a droit à un total de 15 points, c'est un pensez-y-bien. S'ajoutent à cela la hausse du prix de renouvellement du permis et des primes d'assurances.

«Ce sont des infractions extrêmement graves qui peuvent mener à des accusations de conduite dangereuse causant des lésions ou même la mort», rappelle le sergent Bergeron.

Le policier Jean-François Murray a participé à l'opération «répression». Il précise que plusieurs utilisateurs du réseau routier ont tendance à oublier qu'ils ont l'obligation de s'immobiliser à cinq mètres de l'autobus lorsque celui-ci cueille ou dépose des écoliers. Ils négligent aussi le fait qu'ils doivent s'arrêter sur une route à quatre voies, à moins qu'un objet infranchissable comme un terre-plein délimite la circulation dans chaque direction.

Témoins

La SPS a besoin de l'aide du public pour «pincer» ceux et celles qui ne respectent pas la Loi. Récemment, une dame a été arrêtée grâce à la déposition d'un témoin qui avait observé sa conduite dangereuse et noté suffisamment de détails pour fournir un bon aperçu aux policiers.

Le sergent Michel Bergeron est heureux des résultats de l'opération de novembre et veut répéter l'expérience.

«Ça peut paraître petit, cinq constats en une semaine, mais ce n'est pas facile de prendre les gens sur le fait, surtout lorsqu'il y a une autopatrouille qui suit derrière. Nous allons faire une autre opération après les Fêtes, mais cette fois-là, ce sera avec une voiture banalisée», prévient le représentant des forces de l'ordre.

Les chauffeurs d'autobus Nathalie Tremblay et Benoît Girard sont heureux de constater que les policiers agissent. Mme Tremblay signale que la vie d'enfants est mise en danger chaque jour par des automobilistes insouciants, qui sont trop pressés pour s'arrêter devant ou derrière le véhicule lorsque les feux clignotent et le panneau d'arrêt est déployé.

«Est-ce que ça vaut la peine de ne pas prendre 15 secondes pour faire un arrêt et risquer de briser une famille au complet?», martèle la conductrice, dont le propre fils est passé à deux cheveux de se faire happer par une voiture l'an dernier.

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