Un signal clair de la Cour suprême

Yves Martin a tué un enfant de quatre... (Archives Le Quotidien)

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Yves Martin a tué un enfant de quatre ans et ses parents, dont la mère qui était enceinte, le 1er août dernier.

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Si le chauffard Yves Martin est reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort de trois personnes, il ne peut espérer obtenir une peine clémente de prison. C'est le signal donné par les juges de la Cour suprême du Canada, jeudi, dans leur décision rendue à cinq contre deux dans le dossier de Tommy Lacasse.

Le jeune homme de 20 ans a été reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort de deux amies lors d'une embardée sur une route de la Beauce en juin 2011.

Lacasse avait été condamné à six ans et demi de prison et à une interdiction de conduire de 11 ans par le juge de première instance. Mais la Cour d'appel du Québec avait réduit la sentence à quatre années d'emprisonnement et à autant d'années sans pouvoir reprendre le volant.

Saisis du dossier, sept juges de la Cour suprême du Canada ont décidé d'entendre la cause. Et ils ont ramené la sentence initiale de six ans et demi de prison.

Si l'on transpose cette décision au plan local, à Saguenay, cela signifie que le chauffard du rang Saint-Paul, à Laterrière, pourrait rester à l'ombre pour de nombreuses années s'il plaide coupable ou s'il est reconnu coupable.

Yves Martin a tué un enfant de quatre ans et ses parents, dont la mère qui était enceinte, le 1er août dernier. Il était en état d'ébriété et aurait conduit de façon dangereuse et négligente. De plus, il possède deux antécédents judiciaires de conduite avec les facultés affaiblies.

Signal clair

«La décision de la Cour suprême du Canada envoie un signal clair. Il faut des sentences dissuasives et exemplaires pour ceux qui commettent ce genre de crimes. Les juges laissent même voir que le jeune âge d'un accusé et l'absence d'antécédents judiciaires ont moins d'impact positif que par le passé», mentionne Me Jean-Marc Fradette.

Ce dernier n'a pas voulu s'exprimer sur le cas précis de son client Yves Martin, mais il ne cache pas qu'un verdict de culpabilité pourrait entraîner une longue peine d'emprisonnement.

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