Branle-bas de combat pour un voilier chaviré

Pompiers et ambulanciers ont été dépêchés à L'Anse-à-Benjamin... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Pompiers et ambulanciers ont été dépêchés à L'Anse-à-Benjamin après qu'un appel du public ait signalé le voilier qui a chaviré.

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Ce qui avait l'air d'une opération de sauvetage pour plusieurs n'était qu'une partie de plaisir pour les aventuriers André-François Bourbeau et Michel Martineau, vendredi après-midi. Leur nouvelle aventure a créé tout un branle-bas de combat, lorsque le voilier de Michel Martineau a chaviré à proximité de la marina de L'Anse-à-Benjamin.

Pompiers et ambulanciers ont été dépêchés sur les lieux à la suite d'un appel du public. «C'est un citoyen qui nous a avertis. Les plaisanciers auraient peut-être dû entrer en contact avec nous pour dire qu'ils étaient en bon état et qu'ils étaient habitués de faire ça. On aurait pu éviter tout ça. C'est malheureux, et il ne faudrait pas que ça se reproduise, car ce sont des ressources qui se déplacent», a commenté le lieutenant Dominic Larouche de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

À bord de deux petits voiliers d'une dizaine de pieds de longueur, les aventuriers ont décidé d'affronter des conditions difficiles. À leurs yeux, le vent, les vagues et le temps froid ne semblent pas de bonnes raisons pour se tenir tranquilles.

Après une longue intervention et plusieurs tentatives manquées pour redresser le voilier, Michel Martineau s'est conformé aux demandes des pompiers, venus le rejoindre en canot pneumatique (voir photos).

Geste volontaire?

Il pourrait également s'agir d'un geste volontaire du navigateur, ce que le principal concerné n'a pas confirmé. Le rapport des policiers pourrait faire l'objet d'une vérification auprès du service du contentieux de la Ville. Lorsque les services d'urgence sont mobilisés sans raison, il est possible que la facture découlant des opérations soit remise aux personnes concernées. Toutefois, il est trop tôt pour savoir si une telle mesure pourra s'appliquer dans le présent cas.

«C'est un nouveau bateau que je n'avais essayé qu'une fois cet été. C'était une belle expérience de navigation», a offert comme seuls commentaires l'aventurier aux nombreux médias s'étant déplacés. «Je n'étais pas mal pris, a-t-il repris, en rigolant. Le vent m'amenait du bon sens.» Michel Martineau a ensuite entrepris de récupérer son voilier.

Son partenaire, André-François Bourbeau, connu pour son Surviethon, parlait également d'un risque calculé. «On venait tout juste de commencer quand il a chaviré. J'ai vu les pompiers venir l'aider, alors je ne l'ai pas fait. Mais j'aurais pu l'aider au besoin. Il fait beau, on fait de la voile! C'est le fun! Oui, l'eau est froide, mais on est équipés pour ça. Ce n'est pas nous qui avons appelé les pompiers», a-t-il partagé, sur un ton digne de la taquinerie.

Par ailleurs, les deux hommes ne semblaient pas avoir de remords quant au nombre de secouristes mobilisés.

Récupéré par le Grizzly à 19h30

Le voilier chaviré a finalement été ramené au quai Agésilas-Lepage à 19h30 par le remorqueur Grizzly.

«La Garde côtière m'a avisé à 18h qu'un voilier était en perdition. Le bateau était à l'anse à Philippe, un peu passé la marina. On l'a ramené au quai Lepage à 19h30. Michel Martineau était sur le bord dans l'eau et il attendait notre arrivée», a raconté le propriétaire du remorqueur Grizzly, qui est bénévole pour la Garde côtière auxiliaire.

Le navire appartient à André-François Bourbeau, mais il était piloté par Michel Martineau.

Le remorqueur est exceptionnellement encore à l'eau à cette date tardive en raison de travaux sur le navire Nordpol, accosté au quai Powell.

«Des gens de Rio Tinto m'ont demandé il y a un mois si mon navire était encore disponible. Ils devaient réparer l'hélice. Ça fait une semaine que le navire est au quai Powell. Mon navire servait à transporter les hommes et l'équipement», a indiqué le marin d'expérience.

Le doux temps a coïncidé avec les travaux. «Normalement, mon navire est remisé à partir de la première semaine de novembre», a poursuivi M. Girard.

Selon lui, il s'agissait de la 11e fois cette année où les services de son navire étaient demandés par la Garde côtière.

Aucun frais ne sera facturé par M. Girard au propriétaire du voilier.

Les réparations sur le Nordpol sont maintenant complétées et il devrait quitter le quai Powell aujourd'hui. Pascal Girard

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