Yves Martin subira son enquête préliminaire au mois de mai

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Yves Martin

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Peu importe l'issue du dossier d'Yves Martin devant la Cour d'appel du Québec, le chauffard du rang Saint-Paul aura droit à une enquête préliminaire.

Son avocat, Me Jean-Marc Fradette, a déposé la demande officielle, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Le tribunal a prévu une semaine complète pour la tenue de l'enquête préliminaire, qui aura lieu du 16 au 20 mai.

Martin, 35 ans, fait face à des accusations de conduite dangereuse, de négligence criminelle et de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort de Mathieu Perron, Vanessa Tremblay-Viger et du petit Patrick.

Les deux véhicules ont été impliqués dans un face à face le 1er août dernier. Martin a immédiatement été arrêté. Il est détenu depuis.

Après avoir vu sa demande de remise en liberté être rejetée par le juge Michel Boudreault, le dossier s'est retrouvé en Cour supérieure du Québec à la suite d'une plainte déposée par la défense sur le fait que le juge de première instance avait demandé de la preuve supplémentaire aux policiers sans l'avoir obtenue au tribunal.

La Cour supérieure a alors ordonné la tenue d'une nouvelle enquête de remise en liberté. Insatisfait de la décision, Me Fradette s'est adressé à la Cour d'appel du Québec, qui entendra la cause le 27 janvier. Les juges devront déterminer si Martin doit être remis immédiatement en liberté ou s'il aura à subir une autre enquête caution.

« L'enquête préliminaire n'a aucun lien avec la Cour d'appel. Qu'il soit remis en liberté ou non, nous allons tenir l'enquête préliminaire. »

« Si nous demandons une date pour l'enquête préliminaire, c'est pour forcer la Couronne à nous remettre la preuve, comme elle a dit qu'elle le ferait. Mais quatre mois après les événements, nous n'avons toujours rien sur la reconstitution de la scène d'accident, ni sur le contenu de la boîte noire, ni sur la prise de sang. Mais nous n'avons rien », ajoute le criminaliste.

Me Fradette sait que la Couronne devra lui remettre cette preuve avant la tenue de l'enquête préliminaire, qui sert à tester cette preuve obtenue.

Chaque partie pourra se faire une bonne idée de tous les éléments qui apparaissent au dossier.

L'avocat d'Yves Martin a hâte de savoir à quoi s'attendre.

« Je suis étonné de ne rien avoir après quatre mois, surtout pour un dossier qui a fait trois morts et qui a fait le tour du Québec. »

« D'autant plus que la Couronne a prétendu que cette preuve était tellement forte qu'elle militait pour la détention de mon client. J'ai vraiment hâte de l'avoir afin de pouvoir la décortiquer », de reprendre Me Fradette.

Ce dernier estime avoir reçu environ 10 pour cent des éléments d'importance de la preuve de la Couronne. « Le ministère public me dit toujours qu'il aura de la preuve à me remettre. Et j'attends », ajoute-t-il.

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