Vieillard tabassé: l'accusé forcé de déménager

Michaël Bergeron aurait tabassé un homme de 76... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Michaël Bergeron aurait tabassé un homme de 76 ans souffrant de surdité.

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Michaël Bergeron, de Jonquière, devra éventuellement répondre à des accusations de voies de fait causant des lésions, d'introduction par effraction et de menaces à l'endroit d'un septuagénaire.

L'individu de 25 ans aurait attaqué un citoyen qui demeure dans un logement de la Place des maires, dans le secteur de Kénogami. Bergeron aurait frappé à la porte de l'homme de 76 ans et, dès qu'il l'a aperçu, il lui aurait administré un coup de poing au visage. Il aurait même ensuite frappé à coups de pied l'homme qui souffre de surdité.

L'intervention d'une voisine a mis un terme au passage à tabac. L'accusé avait pris la fuite, mais a été rattrapé assez rapidement par les policiers de la Sécurité publique de Saguenay, qui avaient une bonne description de l'agresseur.

Le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, a accepté la remise en liberté de l'accusé, qui ne possède que quelques antécédents judiciaires.

Bergeron a été arrêté mardi soir et il a comparu mercredi après-midi.

« Selon les premières informations, il semble que tout ça se serait produit après un événement survenu entre la victime et deux jeunes enfants de l'immeuble à logements. Mon client est le père de l'un de ces enfants », a mentionné Me François Dionne, avocat en défense.

Il semblerait que le septuagénaire aurait fait quelques remontrances aux enfants, ce que n'aurait pas apprécié l'un des parents.

L'avocat de la défense ne sait pas exactement ce qui a pu se passer mardi soir. Il entend prendre les prochaines semaines pour lire la preuve qui lui a été remise par Me Michaël Bourget, du bureau de la Couronne.

« Je verrai à discuter avec notre client afin de faire la lumière sur le dossier. Ensuite, nous déterminerons ce que nous allons faire », ajoute Me Dionne.

Bergeron a été remis en liberté sous diverses conditions, dont celle de changer d'adresse. « Il ne peut plus demeurer dans l'immeuble à logements afin de protéger la victime », a précisé Me Bourget.

Le dossier reviendra devant le tribunal le 2 février 2016.

La victime est sortie de l'hôpital dès lundi soir. L'homme présente quelques ecchymoses et a subi une dislocation de l'épaule droite.

« Mon père se repose. Il n'a pas vraiment le choix », a indiqué son fils, Daniel Tremblay-Larouche, lors d'un court entretien téléphonique.

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