Un Sénégalais sera expulsé

Mouhamadou Faye sortira de prison uniquement pour prendre... (Archives Le Quotidien)

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Mouhamadou Faye sortira de prison uniquement pour prendre l'avion afin de retourner chez lui au Sénégal. Il sera expulsé du Canada.

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Le Sénégalais Mouhamadou Faye sera expulsé du Québec pour une période minimale d'un an et devra retourner dans son pays d'origine.

L'individu de 31 ans a plaidé coupable, mardi, à des accusations de ne pas avoir signalé son changement d'adresse et de ne pas s'être présenté (44 fois) au bureau de la SQ chaque semaine. Il a aussi vu neuf de ses dossiers, pour 20 chefs d'accusation, être retirés par Me Marie-Christine Savard, de la Couronne, la plaignante ne s'étant pas présentée pour témoigner.

« Dans les dossiers de harcèlement et de voies de fait envers son ex-conjointe, je n'ai aucune preuve à offrir et je demande donc le retrait des accusations », a expliqué Me Savard au juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec.

Malgré tout, Faye a plaidé coupable à des accusations de non-respect de ses engagements. Me Savard et son homologue de la défense, Me Louis Belliard, ont recommandé une peine de 60 jours de prison, soit le temps passé derrière les barreaux par l'accusé. « En raison de ce casier judiciaire, M. Faye sera retourné au Sénégal. Il ne pourra faire une nouvelle demande pour revenir au Canada avant une année », de préciser Me Savard au tribunal.

Cette situation pourrait être difficile à vivre pour Mouhamadou Faye, qui est le père d'une petite fille de moins de trois ans.

Bousculade

Après avoir plaidé coupable aux bris d'engagement, Faye a été reconnu coupable de voies de fait sur un autre étudiant sénégalais qu'il a bousculé à l'entrée de la bibliothèque de Chicoutimi, en décembre 2013. Sans parler de triangle amoureux, Faye n'a pas apprécié que son concitoyen sénégalais fasse des avances à sa conjointe. « Et il m'a menacé. Je n'ai pas aimé ça. Il m'a bousculé en me donnant un coup d'épaule », a précisé la victime.

Faye assure qu'il ne l'a jamais touché. « Même si je le voulais, je ne pourrais pas. Mon épaule droite n'a plus aucune force. Mais je lui ai dit que je n'avais aucun problème à ce qu'il soit l'ami de mon ex-conjointe, mais qu'il ne devait pas s'approcher de ma petite fille. »

« J'étais mal. Il (la victime) a courtisé ma femme à l'époque où nous étions ensemble. Pour moi, un homme qui courtise la femme d'autrui n'a pas de bonnes valeurs. Je ne voulais pas qu'il s'approche de ma fille. C'est tout ce que j'ai dit », a assuré Mouhamadou Bamba Faye.

Le juge Boudreault a déclaré l'accusé coupable (les 60 jours de prison déjà purgés). Il n'a pas cru sa version, estimant que c'est l'accusé qui s'était approché de la victime à deux reprises.

Même si les peines de prison ont été purgées, Faye restera incarcéré jusqu'à sa prise en charge par les agents d'immigration.

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