Huit mois pour Claude Ouellet

Me Jean-Claude Ouellet aurait bien souhaité des travaux... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Me Jean-Claude Ouellet aurait bien souhaité des travaux communautaires pour son client Claude Ouellet, mais le tribunal a vu les choses autrement.

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Claude Ouellet, de Saint-Charles de Bourget, ne s'attendait pas à prendre le chemin de la prison.

Mais comme il s'est fait prendre à produire des plants de marijuana seulement deux semaines après avoir plaidé coupable à une accusation similaire, le tribunal a décidé de lui imposer une sentence de huit mois d'emprisonnement ferme.

L'homme de 69 ans aurait voulu retarder son entrée à la prison, mais la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, lui a indiqué immédiatement le chemin des cellules.

Ouellet, un ancien employé de la ville de Jonquière, a vécu une perquisition à sa résidence de Saint-Charles de Bourget le 1er octobre 2013, deux semaines après qu'il eut plaidé coupable à une première production de stupéfiants.

L'homme avait pourtant connu une vie tranquille. Mais les choses ont basculé à compter du 3 septembre 2012. Il a été pris à faire pousser huit plants de marijuana dans sa résidence. Il a plaidé coupable le 19 septembre 2013 et était en attente de recevoir sa sentence, prévue pour janvier 2014.

Mais le 1er octobre 2013, deux semaines après son plaidoyer de culpabilité, il se faisait prendre à nouveau. Cette fois, les policiers de la Sûreté du Québec ont saisi 16 autres plants de marijuana et ont trouvé 11,6 grammes de cannabis à la résidence, le tout d'une valeur de 16 250 $.

Chaque fois, Ouellet a fait des déclarations incriminantes aux agents.  « Mon client n'avait pas l'argent pour acheter de la marijuana et ne voulait pas encourager le milieu criminalisé. Il a lui-même fait pousser ses plants », a expliqué son avocat, Me Jean-Claude Ouellet.

La juge Paradis a donc prononcé une peine beaucoup plus sévère que lors de la première condamnation de Ouellet. En janvier 2014, il avait écopé d'une amende de 1000 $ et de 120 heures de travaux communautaires.

Le procureur de la défense aurait souhaité une sentence un peu plus clémente que celle-là, disant que son client s'occupe quotidiennement de sa fille de 42 ans lourdement handicapée. Il donne un coup de main à son ex-conjointe. Il ne croyait pas qu'une peine d'emprisonnement était nécessaire.

Par contre, Me Lebel, en poursuite, estime que le tribunal doit faire comprendre à l'accusé que la production de stupéfiants est illégale.

« M. Ouellet ne semble pas avoir compris la première fois. Il s'agit d'une récidive et il n'a démontré aucune preuve de réhabilitation. Je peux comprendre qu'il s'occupe de sa fille, mais il le savait qu'il était illégal de faire pousser des plants de marijuana. Il a encore beaucoup de chemin à faire », de dire Me Lebel.

La juge Paradis a d'ailleurs tenu compte de la récidive et du fait qu'il cultivait des stupéfiants comme facteurs aggravants et estimait qu'elle n'avait pas le choix de lui imposer de l'emprisonnement.

À sa sortie de prison, Ouellet sera soumis à une probation de 24 mois et il lui est interdit de consommer et de cultiver des stupéfiants.

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