Condamné quarante ans plus tard

Raymond Otis, un citoyen de Ferland-et-Boilleau, devra effectuer 240 heures de... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Raymond Otis, un citoyen de Ferland-et-Boilleau, devra effectuer 240 heures de travaux communautaires pour avoir commis des attouchements sexuels et posé un geste de grossière indécence il y a près de 40 ans.

L'homme de 61 ans a reçu sa sentence, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune des avocats de la Couronne (Me Audrey Allard) et de la défense (Me François Dionne).

L'histoire s'est produite en 1977. À cette époque, Otis est âgé de 24 ans. La journée de l'agression, il a consommé quelques verres de bière. Il s'est approché de sa victime, qui n'avait que 13 ans à ce moment. Ils étaient dans une salle de bain. Otis avait le pénis en érection et il s'est alors mis à toucher les parties génitales de l'adolescente.

«Envoye donc, tu vas aimer ça», lui a lancé Otis.

Rapidement, la victime réussit à s'emparer d'un couteau et le brandit devant son agresseur, qui a rebroussé chemin.

Si toute cette affaire a pris autant de temps avant d'être dévoilée au grand jour, c'est que la victime a appris qu'une jeune personne, qu'elle connaît avait aussi été agressée sexuellement par une autre personne.

«Je n'ai pas de sentiment de haine ou de vengeance envers M. Otis, mais j'ai porté plainte pour éviter d'autres abus sexuels sur des enfants. Les gestes de mon agresseur ont eu des conséquences sur moi, mais je ne peux pas non plus tenir M. Otis entièrement responsable de ce qui est arrivé dans ma vie. Car j'ai été victime d'autres agressions auparavant», raconte la dame maintenant âgée de 51 ans.

«M. Otis, prenez soin l'un de l'autre dans votre famille. J'ai de la peine d'avoir amené cette affaire en justice, car ça a fait mal à votre épouse et votre fille. Je leur demande pardon», a lu la victime en s'adressant au juge.

Les deux procureurs au dossier ont convenu d'une suggestion commune et estime que l'emprisonnement n'est pas nécessaire.

«Cet événement fut son seul écart de conduite. Il n'y a rien eu d'autre. Le rapport présentenciel est positif, mais cela n'excuse pas les gestes posés et ça ne signifie pas que ce n'est pas grave», a mentionné Me Allard.

Avant de recevoir sa sentence, Raymond Otis s'est adressé à la victime. «Je m'excuse et je te souhaite d'être heureuse», a-t-il indiqué.

Un infirmier risque la prison

(Laura Lévesque) - Un infirmier de Chicoutimi fait face à la justice pour avoir eu des contacts sexuels avec une fille âgée de moins de 16 ans. L'homme, dans la mi-vingtaine, a comparu, hier, au palais de justice d'Alma.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, il aurait rencontré l'adolescente par l'entremise du site de rencontres Badoo. Cette dernière n'aurait pas affiché son âge sur son profil.

Mais après quelques sorties, l'infirmier a su l'âge de sa nouvelle flamme. Plutôt que de mettre un terme aux fréquentations, les deux amoureux ont poursuivi leur relation.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, les parents de la mineure étaient également au courant de l'écart d'âge.

Le couple n'a toutefois pas duré. Les deux se sont séparés il y a de ça plusieurs mois déjà.

La jeune fille ou les parents ne seraient pas derrière les procédures judiciaires. La Direction de la protection de la jeunesse aurait déposé une plainte.

S'il est reconnu coupable, l'infirmier prendra le chemin de la prison. En effet, une peine minimale d'un an est prévue dans le cas d'une agression sexuelle sur une personne de moins de 16 ans. Car sans consentement légal, une telle relation est considérée comme une forme d'agression. La loi, rappelons-le, a été modifiée en 2008, faisant passer l'âge du consentement sexuel de 14 à 16 ans.

Une disposition existe toutefois pour permettre aux adolescents de 14 ou 15 ans d'avoir une relation sexuelle avec une personne d'au plus 5 ans son aînée. Mais dans ce cas-ci, l'écart frôle les 10 ans.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer