Le magicien avait les mains longues

Jean-Guy Girard pourrait se retrouver au pénitencier dans... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jean-Guy Girard pourrait se retrouver au pénitencier dans les mois à venir pour avoir commis des agressions sexuelles sur des fillettes.

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Le magicien Jean-Guy Girard aura poussé trop loin sa fascination à faire disparaître des objets pour ensuite les faire réapparaître sous les vêtements de jeunes filles. Ces gestes pourraient l'envoyer derrière les barreaux pour une période variant de deux à six années.

L'Almatois, qui aura 63 ans en décembre, a plaidé coupable, jeudi matin, à quatre accusations d'agressions sexuelles sur autant de victimes. Il a sévi au milieu des années 80 et au début des années 2000 pour sa quatrième et dernière victime.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a accepté les plaidoyers de culpabilité et ordonné la confection d'un rapport présentenciel incluant un volet sexologique.

Le client de Me Luc Tourangeau a causé beaucoup de malheur aux quatre coins du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il a profité de spectacles de magie qu'il faisait pour s'approcher et toucher ses victimes.

Les malheurs du magicien déchu, un individu de la rue Price Ouest à Alma, sont sortis au grand jour au printemps de 2012 lorsque l'une des victimes en a eu assez de vivre avec cette culpabilité et cette situation. Elle a alors pris sur elle de dénoncer les gestes dégradants qu'il a pu commettre.

Le magicien profitait de ses tours de magie pour s'approcher des victimes. Il faisait disparaître un objet et demandait aux victimes où l'objet pouvait bien se trouver. Si une fois, il pouvait être dans les cheveux de la jeune fille, l'autre fois, il pouvait aussi le trouver, selon l'illusionniste, sous la petite culotte de l'enfant.

Chaque fois qu'il en a eu l'occasion, Girard a touché la vulve des fillettes, les fesses et les seins. Il est allé jusqu'à mettre ses doits dans le vagin des enfants, qui n'étaient âgées que de six, sept, huit et 11 ans au moment des malheureux événements.

À la suite des plaintes des fillettes, les policiers de la Sécurité publique de Saguenay ont rencontré l'agresseur. Le pédophile a confirmé avoir touché aux enfants.

«M. Girard a avoué être attiré par les jeunes filles et qu'il était conscient que ce qu'il faisait était mal», a raconté Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Avant de quitter la salle d'audience, Me Lebel a tenu à lire la lettre que l'une des victimes a laissée à sa mère. Un récit empreint de douleurs, de souffrance et d'amertume.

Une enfant qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Comme bien des victimes, elle n'osait pas dénoncer son agresseur. Jusqu'au jour où elle a dit en avoir eu assez de garder ce secret pour elle.

Les victimes devront attendre encore quelques mois avant de connaître la sentence qui sera imposée à Girard.

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