Est-ce de la porno juvénile?

L'avocat de Rémi Houle compte contester le fait... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'avocat de Rémi Houle compte contester le fait que les quelque 4000 fichiers retrouvés dans l'ordinateur de son client soient à caractère sexuel.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

« Si le juge en vient à qualifier ces photos de pornographie juvénile, qu'on poursuivre le catalogue Sears. Les images qu'on y retrouve sont bien pires. »

C'est ce que croit l'avocat de Rémi Houle, accusé de possession de pornographique juvénile, et dont le procès s'est ouvert hier, au Palais de justice de Chicoutimi. Me Jean-Claude Ouellet compte contester le fait que les quelque 4000 fichiers retrouvés dans l'ordinateur de son client soient à caractère sexuel. Ils ne sont que de banals clichés de jeunes habillés, plaide l'avocat qui représente l'accusé de 74 ans.

Mais avant de faire valoir son point, Me Ouellet tente d'abord de faire avorter le procès. En effet, il prétend que la déclaration de son client, faite aux policiers en 2011 et qui a mené à la saisie de ses ordinateurs, n'a pas été libre et volontaire. Son client aurait été en quelque sorte piégé par les enquêteurs, a laissé entendre Me Ouellet.

La canette

L'histoire a commencé à l'hiver 2011, à la station de ski le Valinouët. Houle, qui se présente comme un représentant de boisson énergisante, s'adresse à deux jeunes filles de 13 ans. Il offre une canette à l'une des adolescentes. L'accusé avait laissé ses coordonnées sur le contenant, soit son adresse courriel et son numéro de téléphone. Trouvant déplacé qu'un septuagénaire donne une boisson énergisante à de jeunes filles, les parents ont alerté les autorités.

C'est alors qu'une agente spécialisée en cybercriminalité décide de tester Houle en se faisant passer pour une fille de 14 ans. Il y aurait eu quelques échanges de courriels. Mais aucun geste illégal n'aurait été commis.

Un des enquêteurs au dossier a tout de même invité Houle à se présenter volontairement au poste de police pour parler de l'événement qui s'est déroulé à la station de ski. Après quelques minutes de discussions, le septuagénaire aurait déclaré, selon la preuve de la Couronne, qu'il possèderait de la pornographie juvénile. L'enquêteur a immédiatement procédé à l'arrestation de Houle pour ensuite se rendre à son domicile et saisir les ordinateurs.  

« Il a été filmé au centre de ski. Et s'il avait offert des canettes à tout le monde, à des gens de 50 ans par exemple, on ne serait pas rendu là aujourd'hui », a exprimé l'enquêteur au dossier, expliquant que c'est en partie cette attitude qui lui a suscité des doutes.

Plus de 4000 fichiers photographiques ont été retrouvés ainsi que deux enregistrements vidéo. Des vidéos qui seraient à caractère sexuel. Mais pour ces documents, Houle aurait une explication. Selon des proches de l'homme, ces vidéos se seraient retrouvés dans son ordinateur sans son consentement, par le biais d'un virus, par exemple. Avant la saisie, il aurait subi plusieurs troubles informatiques. Il aurait d'ailleurs consulté à quelques reprises un réparateur.

Le procès devait se poursuivre cette semaine. Mais il a été suspendu jusqu'en février 2016 pour des raisons de conflit d'horaire.

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