La victime allongée sur l'asphalte

Dave Mequish a écouté les témoins raconter leur... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Dave Mequish a écouté les témoins raconter leur version des faits entourant l'altercation avec Joé Weizineau-Chacai.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Un coup de pied asséné à Joé Weizineau-Chacai, alors qu'il était allongé sur l'asphalte, lui aurait été fatal.

C'est ce qui se dégage des témoignages entendus mardi lors de la 1ère journée du procès de Dave Mequish, accusé d'homicide involontaire.

L'image des événements qui se sont produits dans la soirée du 29 septembre 2012 se dessine même si un certain flou demeure, car tous les témoins ont affirmé avoir consommé beaucoup d'alcool ce soir là.

Le frère de Mequish, Glen-Lesley, a rendu le témoignage le plus solide. Il a affirmé que son frère a asséné un violent coup de poing à Joé Weizineau-Chacai après que ce dernier l'eut bousculé. Une blague concernant une ressemblance de Joé avec un combattant de la UFC aurait mené à l'altercation. « Joé a poussé Dave avec les deux mains sur la poitrine. Ensuite Dave lui a asséné un violent coup de poing. Il est tombé et resté couché quelque temps. Quand il a essayé de se lever, Dave lui a donné un violent coup de pied » a-t-il témoigné. Après, il y aurait eu un silence parmi la trentaine de personnes regroupées sur la rue Masko pour faire la fête.

Les souvenirs de Glen-Lesley semblaient encore clairs même si l'avocat de son frère, Pierre Gagnon, lui a fait avouer qu'il avait bu plus de 12 canettes de bière agrémentées d'au moins 5 shooters de vodka. Le témoin a révélé avoir relevé Joé avec un autre homme et l'avoir conduit sur quelques dizaines de mètres avant de le laisser se rendre seul à la maison. Selon la procureure de la poursuite, Me Julie Lajoie, c'est sa conjointe qui a découvert Joé inconscient le lendemain dans son lit. Son décès a été constaté par la suite au dispensaire.

Selon certains témoins, la tête de Joé aurait donné durement sur une bordure de ciment quand il est tombé pour la première fois. Selon Doris Awasish-Weizineau, qui a témoigné depuis Val-d'Or, même si elle se retrouvait à une certaine distance de la bagarre, elle a entendu un son dont elle se souvient clairement. « On a entendu un craquement comme si la tête de Joé s'était brisée », a-t-elle mentionné.

Le coup de pied, selon les témoignages, aurait été asséné de haut en bas de sorte que la semelle de la chaussure a atteint le visage de Joé Weizineau-Chacai.

L'avocat Pierre Gagnon a tenté de démontrer que les témoignages pouvaient être nébuleux parce que toutes les personnes avaient bu et que le lieu était très sombre. D'ailleurs, il a soutenu que le témoignage de Mike Chachai était incohérent et ne correspondait pas à sa déclaration faite aux policiers. On peut penser qu'il déploie une stratégie visant à démontrer aux 12 jurés qu'il s'agit d'un accident et que c'est la chute, jumelée à une consommation d'amphétamine, qui a été fatale. D'ailleurs, lors de ses contre-interrogatoires, il a questionné tous les témoins sur l'état d'intoxication de Joé Weizineau-Chacai. Selon Glen Lesley Mequish, il était clair que la victime était sous l'effet de la drogue.

Tout au cours de la journée, Dave Mequish a écouté calmement les informations dévoilées par les témoins. Selon son frère, il aurait pleuré lors de l'annonce de la mort de Joé Weizineau-Chacai le lendemain de l'altercation et mentionné que c'était de sa faute.

Le procès se poursuit aujourd'hui avec d'autres témoins.

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