Jean-Patrice Laberge s'en tire plutôt bien

Jean-Patrice Laberge a arrêté de boire et a... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jean-Patrice Laberge a arrêté de boire et a repris vie commune avec la mère (pas la victime) de son enfant.

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Aux yeux du juge, Jean-Patrice Laberge s'en sort bien avec une peine de prison de 90 jours pour avoir lancé un cric (de voiture) au visage de son ex-conjointe.

Jeudi matin au Palais de justice de Chicoutimi, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, attendait les représentations sur sentence de Me Sébastien Vallée (Couronne) et Me Julien Boulianne (défense) pour l'individu de 39 ans.

Laberge, de Jonquière, a été reconnu coupable de voies de fait armées, de conduite pendant interdiction, de conduite avec les facultés affaiblies et d'introduction par effraction.

Ses malheurs sont survenus le 1er octobre 2014. Il rentrait chez lui avec sa conjointe, qui était au volant d'une Audi A4. Une dispute a éclaté et Laberge a projeté la dame en dehors du véhicule.

Il a pris le volant et s'est retrouvé dans le fossé quelques centaines de pieds plus loin. Il a cherché de l'aide et n'y est pas parvenu. En revenant à son véhicule, la dame arrivait à sa hauteur au même moment. Le couple a eu une autre altercation verbale, qui s'est transformée en une voie de fait armé, lorsqu'il lui a lancé le cric de la voiture au visage.

La victime est venue raconter qu'elle a encore des maux de tête, a eu des côtes fêlées, a eu de la misère à dormir, a fait des cauchemars en voyant chaque fois le cric lui arriver au visage. Elle a aussi fait une commotion cérébrale et est suivie par un psychologue.

Après les événements, Laberge a passé 24 jours en détention préventive et a suivi une thérapie de 30 jours pour son problème d'alcoolisme.

Après avoir entendu tout ça et en prenant compte de la suggestion commune, le juge Boudreault a montré un certain scepticisme, surtout qu'il avait condamné un batteur de femme à sept mois d'emprisonnement deux jours avant. « Je réagis à cette suggestion de 90 jours. Je pense que votre avocat va vous dire que vous êtes chanceux de vous en tirer comme ça. La peine suggérée n'est pas assez sévère, mais elle n'est pas non plus déraisonnable. Je ne pourrais pas la casser, mais j'avoue que je n'avais pas une sentence de 90 jours en tête en arrivant ici ce matin », a livré le magistrat.

« Vous avez posé un geste inacceptable. Personne n'a le droit de poser un geste comme ça, surtout pas avec le gabarit que vous avez », a-t-il ajouté.

En plus des 90 jours de prison (purgés de façon discontinue), Laberge sera sous probation durant 36 mois, avec un suivi de 18 mois. Il lui sera interdit de conduite pour les deux prochaines années.

Bjerovitch évite le pénitencier

Le Jonquiérois David Bjegovich, le complice de Jean-Christophe Lamirande dans une introduction par effraction, s'en tire assez bien devant la justice. Malgré le fait qu'il a commis plus de bévues que Lamirande, le juge a décidé de ne pas l'envoyer au pénitencier.

Jeudi après-midi, le client de Me Julien Boulianne a réglé l'ensemble de ses dossiers devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec. Il a plaidé coupable aux accusations d'introduction par effraction, de vol et d'avoir braqué une arme à feu le 18 août 2014 (avec Lamirande) sur la rue Bossé, à Chicoutimi. Et il a fait de même pour les accusations d'introduction par effraction dans une résidence, de voies de fait, de méfait (juillet 2015) et de supposition de personne, de possession de neuf comprimés de méthamphétamines et d'évasion d'une garde légale (5 octobre 2015).

Me Sébastien Vallée, de la Couronne, a réclamé une sentence de 36 mois de pénitencier. Il indique que Bjegovich, un individu de 30 ans, doit être isolé de la société, surtout qu'il n'a démontré aucun respect envers l'autorité en traitant des policiers de «gros chien sale, de mange marde et de grosse vache», en plus d'avoir menacé un agent correctionnel de le cogner.

«Le rapport présentenciel est négatif. Il a eu une consommation quotidienne de méthamphétamine et il n'admet même pas sa dépendance. En plus, il en est rendu à commettre des crimes contre les personnes et les biens», indique Me Vallée.

Réhabilitation possible

En défense, Me Boulianne a plutôt fait valoir que son client pouvait se réhabiliter, qu'il a commis tous ses crimes alors qu'il se trouvait sous l'influence des stupéfiants.

«Oui, la détention sera la solution pour un arrêt d'agir, mais je crois qu'il est exagéré de l'envoyer au pénitencier pour 36 mois. Je ne lance pas la serviette dans son cas. Il est intelligent, mais a eu une vie parsemée d'embûches», a indiqué le criminaliste, qui a demandé une peine de 12 à 18 mois.

Le juge Boudreault s'est alors adressé à l'accusé et lui a demandé de le convaincre de ne pas l'envoyer au pénitencier.

«Je peux vous dire que je regrette amèrement ce que j'ai fait et j'aimerais bien m'excuser aux victimes (le copain de son ex). J'ai commis des erreurs et j'ai honte de moi. Mais je veux changer. Je vais changer d'entourage et faire une cure de désintoxication. Je suis certain à 100 pour cent que je ne consommerai plus jamais», a-t-il commencé par dire.

«Je sais que je vais aller en prison, même si j'en ai peur. Mais je ne veux pas aller au pénitencier. Ce n'est pas mon milieu. J'ai peur de me retrouver avec les gros criminels et me faire tuer», a ajouté un Bjegovich émotif.

Le magistrat a été convaincu par les propos de l'individu. Il lui impose une peine de 24 mois de détention, à laquelle il déduit les quatre mois purgés de façon préventive.

«À vous écouter, je vous laisserais dehors et je n'aurais pas de crainte. Du moins jusqu'à tant qu'il fasse noir. Là, j'ai l'impression que vous recommenceriez à consommer. Mais je vais tout faire pour vous éviter de consommer à nouveau et de vous retrouver ici encore en vous imposant une probation de 36 mois avec un suivi», a conclu le juge.

(Par Stéphane Bégin)

Trois voleurs recherchés

La Sûreté du Québec recherche actuellement trois individus relativement à une invasion de domicile survenue mercredi à Sainte-Rose-du-Nord.

Trois hommes se sont présentés dans une résidence de la route Tadoussac vers 17 h 40. Le résidant de l'endroit, un homme de 78 ans, se trouvait sur les lieux. L'homme est parvenu à s'enfuir après une altercation avec les voleurs. Il n'a pas été blessé.

Les trois hommes se sont enfuis en direction de Saguenay à bord d'une voiture de couleur foncée. Toute personne qui dispose d'information est priée de communiquer avec la SQ.

(Par Anne-Marie Gravel)

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