Evans Girard derrière les barreaux

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Girard s'est caché le visage avec son capuchon, à sa sortie du poste de police.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Après une cavale de 24 heures, Evans Girard, ce fugitif de 44 ans recherché par les deux corps policiers de la région, se retrouve maintenant derrière les barreaux. L'homme a été arrêté mardi matin, au domicile d'une amie, à Hébertville-Station.

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C'est dans cet immeuble à logements d'Hébertville-Station que Girard a été arrêté mardi matin.

Photo Le Quotidien, Laura Lévesque

Ce dernier a échappé aux policiers lundi à la suite d'un vol d'essence dans le secteur d'Alma. Il a été pourchassé sur l'ensemble du territoire régional, du Lac-Saint-Jean jusqu'à Saguenay. Pendant sa fuite, il a été impliqué dans une embardée à l'intersection du chemin Saint-Benoît et de l'autoroute 70. L'homme a alors abandonné son véhicule pour s'enfuir à pied. Plus tard, il a dérobé une camionnette et s'est dirigé à nouveau vers le Lac-Saint-Jean pour se réfugier dans un appartement de la rue Saint-Wilbrod à Hébertville-Station. Ce dernier véhicule a été garé devant sa planque, donnant ainsi un bon indice aux policiers.

«Il a été arrêté pendant que les enfants traversaient la rue», répond la brigadière de la localité, en confirmant l'endroit exact où Girard a été épinglé.

Le locataire au-dessus de l'appartement où s'est déroulée l'arrestation a eu quant à lui toute une surprise en voyant les policiers en matinée.

«Je travaille de nuit, donc je dors le matin. Mais j'ai entendu des bruits. Je pensais que c'était le voisin qui marchait plus fort que d'habitude. Mais lorsque j'ai vu des médias à l'extérieur, j'ai bien vu qu'il se passait quelque chose», exprime le jeune homme, précisant que sa voisine réside depuis peu de temps dans cet immeuble.

Evans Girard devrait faire face à plusieurs accusations, notamment vols et fuite. Mais en raison de la grève, l'homme de 44 ans n'a comparu que sous des chefs d'introduction par effraction. Il n'y avait pas suffisamment de personnel au palais de justice d'Alma pour compléter les autres dossiers. Girard devra donc comparaître sous de nouveaux chefs aujourd'hui ou dans les prochains jours. Il a été impossible de connaître la ville de résidence de l'individu, car les journalistes n'ont pas pu assister à sa comparution. Selon certaines informations, il habiterait le territoire jeannois.

Perron pourra réfléchir

Stéphane Bégin, Le Quotidien

Le Baieriverain Bernard Perron trouve affreux de faire de la prison et estime que ça n'a pas de bon sens. S'il avait su à quoi s'en tenir, il n'aurait plus pris son véhicule alors qu'il était en état d'ébriété. Et même s'il ne veut pas s'y retrouver, il devra se convaincre d'y passer les 12 prochains mois.

L'homme de 62 ans a été reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies en 1985, 1992, 1998, 2009 et 2014. À chaque période de cinq ou six ans, en moyenne dit-il, il connaît une rechute.

Le 27 novembre 2014, Perron file un mauvais coton. Il se trouve dans un établissement hôtelier de Chicoutimi. Il décide de prendre son véhicule.

Vers 14 h, il quitte le bar par le boulevard Saguenay pour se rendre chez lui à La Baie. À un feu rouge, il ne s'arrête pas et emboutit le véhicule devant lui. Au lieu de se ranger dans un stationnement, comme le lui a demandé la victime, Perron poursuit sa route.

Il est arrêté un peu plus loin par les policiers de Saguenay alors qu'il roule à 99 kilomètres à l'heure dans une zone de 50 km/h.

Mardi matin, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, lui a infligé une sentence pour qu'il comprenne qu'il ne peut plus conduire après avoir pris une bière.

«Je trouve ça affreux la détention. Ça n'a pas de bon sens. Ce n'est pas mon milieu. Si j'avais connu ça une fois par le passé, il est certain que je ne serais pas ici aujourd'hui», a-t-il dit lorsque questionné par le magistrat.

La Couronne, représentée par Me Sébastien Vallée, a plutôt plaidé que cette cinquième offense méritait une sentence de 18 mois de prison et une interdiction de conduire de 10 ans.

«M. Perron n'a pas de circonstances atténuantes. Il a fait preuve d'une négligence totale envers les autres. Il faut lui envoyer un message», a indiqué Me Vallée.

Du côté de la défense, Me Belliard trouvait exagérée la suggestion de la Couronne et estimait plutôt que la peine minimale serait suffisante et dissuasive.

«Il est vrai que le message ne passe pas. Il faudrait peut-être songer à une autre solution que la prison, comme l'installation d'appareils antidémarreurs dans les voitures. Il n'y a plus de vols de banque. Pas en raison des peines de prison, mais dû au fait que l'argent a été descendu dans une voute au sous-sol. L'argent n'est plus dans les caisses des comptoirs. Pour l'alcool au volant, il faut changer la méthode», a plaidé Me Belliard.

Le juge Boudreault a avoué qu'il n'était pas facile de condamner l'homme, qui est un actif pour la société, mais qu'il devait donner une peine dissuasive et qu'il devait tenir compte des antécédents.

À sa sortie de prison, Bernard Perron ne pourra conduire pour les cinq prochaines années.

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