Éric Fortin reviendra en cour le 26 novembre

Éric Fortin s'attend à passer un certain temps... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Éric Fortin s'attend à passer un certain temps en prison encore et il pourrait avoir droit à un traitement hormonal à l'intérieur des murs.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le Chicoutimien Éric Fortin pourrait commencer rapidement un traitement d'hormonothérapie afin de l'aider à vaincre ses pulsions sexuelles déviantes de vouloir violer et de tuer des femmes.

De retour devant le tribunal, le client de Me Olivier Théorêt a vu son dossier être reporté au 26 novembre. Le juge entendra le psychiatre, Benoit Croteau, l'agente de probation et l'intervenant de l'évaluation sexologique. Et les avocats plaideront la peine.

Ce que les parties recherchent, c'est un encadrement afin de s'assurer que Fortin pourra se comporter correctement à sa sortie de prison.

Les conclusions des divers intervenants laissent voir qu'un traitement d'hormonothérapie serait nécessaire et que celui-ci pourrait commencer immédiatement, même si Fortin se trouve sous les verrous.

«Selon les autorités carcérales, ce qu'il faut, c'est d'obtenir la prescription médicale. Une fois que nous l'avons, le traitement peut commencer en prison», explique l'agente de probation.

L'avocat de Fortin explique que son client est favorable au traitement pharmaceutique. «Ça vise à contrôler les pulsions sexuelles du patient. Et nous voulons lui fournir un bon encadrement, car nous voulons que la population soit en sécurité», indique Me Théorêt.

Au nom du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Amélie Gilbert a demandé la présence du psychiatre. «Je vais avoir des questions à lui poser sur la façon d'encadrer l'accusé au moment de sa sortie de prison», mentionne-t-elle.

L'histoire d'Éric Fortin est loin d'être banale. Arrêté à la suite d'un bris de probation et pour des menaces, les policiers de la Sûreté du Québec ont mené une perquisition chez lui. Ils y ont découvert un cahier dans lequel il dit vouloir enlever, violer et tuer des femmes.

Il a confirmé ses intentions lors de ses rencontres avec son agente de probation. Il lui a même écrit une lettre pour lui faire part des fantasmes sexuels qu'il aimerait réaliser avec elle.

Fortin avait déjà écopé d'une sentence de 20 mois de prison pour du harcèlement sexologique.

Viateur Saint-Jean évite le pénitencier

Viateur Saint-Jean, 70 ans, de Dolbeau-Mistassini, va passer un peu moins de deux ans en prison pour avoir agressé sexuellement deux fillettes.

Le juge Richard Daoust a imposé cette peine au septuagénaire à cause de la gravité des crimes causés sur des enfants d'à peine 5 ans. Pour une des victimes, les sévices se sont déroulés sur une période de neuf ans. Entre 2003 et 2012, Viateur Saint-Jean a pénétré la fillette en plus de lui faire des attouchements. Des agressions qu'il aurait commises à plusieurs reprises. Les autres évènements remontent aux années 70, alors que Saint-Jean se faisait masturber par une fillette de 5 ans et lui faisait des attouchements. Les gestes se sont échelonnés sur une année.

Ce n'est pas les sanglots de l'accusé et les quelques mots d'excuse qui ont ébranlé le juge Daoust avant de faire tomber sa sentence. «Les excuses, même si elles ont été entendues, ça ne suffit jamais. Ce sont des événements qui restent gravés dans la mémoire toute une vie. Les victimes restent traumatisées à jamais. Il s'agit des gestes les plus graves du Code criminel», a-t-il condamné avant d'imposer une peine d'emprisonnement de deux ans. Il évite le pénitencier, car l'homme a purgé l'équivalent de 45 jours de prison. Saint-Jean avait brisé ses engagements de ne pas se retrouver dans un parc à la suite de son plaidoyer de culpabilité. Aussi, le nom de Viateur Saint-Jean sera ajouté au registre des délinquants sexuels.

Une des victimes présentes dans la salle d'audience a écouté avec un certain aplomb le rappel des évènements, même s'ils faisaient remonter des souvenirs très douloureux. Elle voulait connaître le sort que la Justice réservait à son agresseur.

(Par Louis Potvin)

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