Une thérapie pour Valentin

Valentin «Goldorak» Marcoux doit suivre une thérapie contre... (Archives Le Quotidien, Louis Potvin)

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Valentin «Goldorak» Marcoux doit suivre une thérapie contre les déviations sexuelles très contraignantes

Archives Le Quotidien, Louis Potvin

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Louis Potvin
Le Quotidien

Serge Valentin Marcoux a reçu une peine d'emprisonnement de 10 mois et devra suivre une cure de désintoxication et une thérapie contre les déviances sexuelles pour avoir été en possession de vidéos et de photographies de pornographie juvénile.

Le Robervalois, surnommé Goldorak, se prenait en photo en train de se masturber devant des images d'enfants, dont celle de Cédrika Provencher. Il a été considéré comme un cas problématique par le tribunal. Le juge Richard Daoust voulait s'assurer que l'homme ne récidiverait pas. On avait peur que sa déviance le mène à poser des gestes encore plus graves. «Ce n'est pas banal, ce que vous avez fait. C'est très troublant comme rapport sexologique. C'est un cas complexe, embêtant. Il faut qu'il se retrouve sous surveillance avec un encadrement très serré», a-t-il mentionné.

Bien que Valentin Marcoux se soit excusé devant le juge et ait juré que jamais il n'aurait «fait de mal à des petits enfants», le comportement et les photos répugnantes produites ont poussé la procureure de la Couronne, Me Julie Lajoie, à suggérer l'imposition d'une thérapie. Une peine d'emprisonnement n'étant pas assez dissuasive, selon elle.

Goldorak aura trois ans pour compléter deux thérapies fermées; une de 12 semaines pour les problèmes de toxicomanie et une seconde de 60 semaines pour soigner ses déviances sexuelles. Si jamais, il ne collabore pas ou ne complète pas les thérapies, il retournera en prison sur-le-champ.

L'enquêteur Éric Gauthier est venu témoigner, hier, au Palais de Justice de Roberval pour décrire les images qui ont été retrouvées sur un appareil photo et sur des clés USB. Certaines photos ou vidéos consistaient à des montages où l'homme exposait son sexe et se masturbait près de visages ou corps de jeunes enfants. Il semblait faire une fixation sur les enfants disparus comme Cédrika Provencher pour assouvir ses pulsions. De plus, sur certaines de ces photos, l'homme inscrivait des phrases à connotation sexuelles.

Aussi, Goldorak a filmé une jeune fille à la plage en faisant un «zoom» sur les parties génitales.

Les pulsions de Valentin se sont poursuivies en prison. Il se masturbait souvent, fabriquait des vagins artificiels et se touchait les parties génitales quand il parlait avec des agentes correctionnelles. Comme il est incarcéré depuis son arrestation en avril dernier, l'homme de 39 ans a purgé sa peine. Il sera conduit dans quelques jours dans une maison de thérapie. Le juge lui a imposé par la suite une probation de 3 ans et un suivi probatoire de 2 ans. Son nom sera ajouté au registre des délinquants sexuels.

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