Léopold Boies: la démarche franchit une étape

Me Luc Tourangeau attend le feu vert de... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Me Luc Tourangeau attend le feu vert de l'aide juridique pour demander une contre-expertise psychiatrique pour son client Léopold Boies.

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La démarche pour déclarer l'agresseur sexuel Léopold Boies comme délinquant dangereux a franchi une autre étape, hier matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Advenant que le tribunal accueille positivement la requête, Boies se retrouvera sous la responsabilité de la justice. C'est elle qui déterminera le moment où il pourra reprendre sa liberté.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a obtenu le document déposé par Me Nicole Ouellet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Mais avant que le tribunal ne tranche sur le sort de Boies, plusieurs mois risquent de s'écouler encore.

Si la Couronne a obtenu l'expertise d'un psychiatre pour déterminer que l'individu de 50 ans représente toujours un risque de récidive, l'avocat de l'accusé, Me Luc Tourangeau, a déjà fait savoir qu'il demandera une contre-expertise auprès d'un spécialiste en la matière au Québec.

Léopold Boies est en prison depuis maintenant un peu plus d'une année, soit depuis deux agressions sexuelles survenues en septembre 2014.

Mais il n'en était pas à son premier passage derrière les barreaux. Boies a notamment été condamné en février 2013 à 28 mois de prison pour divers crimes. Il avait été libéré au deux tiers de sa peine en juillet 2014.

Six semaines après sa remise en liberté, en septembre 2014, l'individu a agressé une connaissance dans la toilette d'un café de la rue Racine, à Chicoutimi et a répété les mêmes gestes sur la même personne dans une chambre du 21 Price à Chicoutimi.

Lors de son arrestation, il a été accusé d'agressions sexuelles, de possession de stupéfiants, de trafic de drogue et de bris d'engagement.

Comme si ce n'était pas suffisant, durant son séjour en prison, il a effectué une tentative de suicide en avalant des lames de rasoir. Il avait été placé en confinement à la prison de Chicoutimi.

Dans la cellule où il se trouvait, il n'y avait pas de toilette pour ses besoins. Seulement un seau.

Lors d'une prise de bec avec les agents, il a jeté le contenu du seau au visage des agents. Un employé en a même avalé une partie. Des accusations de voies de fait grave sur des agents correctionnels ont été déposées contre Boies.

Me Ouellet, de la Couronne, a donc déposé sa requête pour faire déclarer l'accusé comme délinquant dangereux. La conclusion du rapport de son expert est très claire à ce sujet. Le risque de récidive est très élevé, surtout que Boies n'en est pas à ses premières infractions en matière d'agressions sexuelles.

Me Tourangeau tente d'obtenir une contre-expertise. Il attend des nouvelles de l'aide juridique afin de savoir s'il aura les ressources financières pour obtenir cette autre opinion.

Le dossier a été fixé au 16 décembre. Le détenu devrait être au palais de justice. Il sera amené à la dernière minute, car il ne peut séjourner trop longtemps à la prison de Chicoutimi, où il n'est pas le bienvenu en raison des événements qui s'y sont produits.

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