Une façon plutôt étrange de séduire

Au moment de payer son dû, l'homme a... (Archives La Presse)

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Au moment de payer son dû, l'homme a profité du moment pour exhiber la photo d'un pénis en érection qu'il possédait sur son téléphone intelligent. Il tentait une technique de séduction, a-t-il avoué aux policiers.

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Un individu de 34 ans a trouvé une façon particulière, pour ne pas dire très bizarre, de séduire une jeune fille. Il lui a tout simplement exposé la photo d'un pénis en érection sur son cellulaire.

Le client de Me Marie-Ève St-Cyr, qui éprouve des difficultés cognitives, a plaidé coupable à l'accusation (175, 1b) d'avoir ouvertement étalé ou exposé dans un endroit public des choses indécentes.

Il est parvenu à obtenir une absolution conditionnelle, assortie d'un suivi probatoire de 12 mois afin de déterminer sa problématique et pour comprendre ce qui a pu lui passer par la tête.

L'histoire s'est produite au mois d'octobre 2014 dans un dépanneur de la rue des Saguenéens de Chicoutimi. L'individu est entré et est allé se chercher une bouteille d'eau. En arrivant à la caisse, il a demandé un paquet de cigarettes.

Au moment de payer son dû, l'homme a profité du moment pour exhiber la photo d'un pénis en érection qu'il possédait sur son téléphone intelligent. Il tentait une technique de séduction, a-t-il avoué aux policiers.

La caissière n'a pas été en mesure de réagir, tellement elle ne savait pas quoi faire. Elle dit avoir vécu un malaise. Mais une fois que l'accusé est parti, elle a communiqué avec les policiers de Saguenay.

Lors de son arrestation, l'homme sans antécédent judiciaire a bien collaboré avec l'enquêteur de la Sécurité publique de Saguenay, allant jusqu'à avouer avoir fait la même chose à plusieurs occasions.

«Mon client a lui-même avoué avoir posé le même geste à une quinzaine de reprises. Il m'a dit avoir la libido dans le tapis durant cette période. Par contre, il n'a plus commis les gestes depuis un an maintenant», mentionne Me St-Cyr.

Me Sébastien Vallée, de la Couronne, a demandé une probation avec un suivi comme sentence. Il souhaitait notamment que l'accusé puisse miser sur un suivi. En défense, Me St-Cyr a plutôt opté pour une absolution conditionnelle et un suivi.

«À la suite de cette histoire, il a perdu son emploi où il travaillait pourtant depuis sept ans. Son employeur ne voulait pas miser sur des gens qui avaient des problèmes avec la justice. Il a tenté depuis de se trouver un nouveau travail, mais chaque fois on lui demande s'il a un casier judiciaire. Ça ne lui facilite pas la vie», note-t-elle.

Aucun sens

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a tranché en suivant la suggestion de la défense, tout en faisant savoir à l'accusé que ce qu'il avait fait n'avait aucun sens.

Avant de quitter le Palais de justice, l'individu de Chicoutimi a tenu à s'excuser auprès de la caissière et que s'il pouvait revenir en arrière, il est certain qu'il n'agirait pas de la sorte.

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