Du harcèlement qui coûte cher

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À plusieurs reprises au cours des derniers mois, le client de Me Jean-François Têtu (photo) a harcelé sa belle-soeur dans des messages téléphoniques.

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Gaétan Savard n'a pas eu la vie facile au cours des derniers mois. Il a perdu sa conjointe des 25 dernières années et a subi une opération au coeur. Analphabète, il a reçu l'aide de l'une de ses belles-soeurs durant des années. Lorsque celle-ci a pris la décision de ne plus avoir de contact avec lui, Savard ne l'a pas pris.

À plusieurs reprises au cours des derniers mois, le client de Me Jean-François Têtu a harcelé sa belle-soeur dans des messages téléphoniques. Il est allé jusqu'à lui faire des menaces. Il a dit aux policiers que s'il devait passer du temps en prison, qu'à sa sortie il s'amuserait avec sa belle-soeur. Une remarque qui lui a valu d'être mis en état d'arrestation jeudi.

Hier matin devant le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, l'homme de 55 ans a confirmé avoir bien compris qu'il ne pourrait plus communiquer avec la dame, surtout que celle-ci lui a fait comprendre qu'elle ne veut absolument plus avoir de contact avec lui.

Me Jean-François Têtu a tenté une suggestion de sentence de 100 à 150 heures de travaux communautaires pour cet homme qui possède quelques antécédents judiciaires et qui a fait quelques mois de prison dans le passé.

C'est notamment en prenant connaissance des antécédents judiciaires que le juge a rejeté la recommandation de la défense.

«La dame ne veut plus avoir de contacts avec vous et elle n'en aura plus. Vous ne vous en sortirez pas avec des travaux communautaires, car je ne peux mettre sous le tapis vos antécédents judiciaires. Vous allez passer les quatre prochains mois en prison. J'espère que vous allez comprendre, car si ce n'est pas le cas, la sentence pourrait être plus sévère advenant un retour au tribunal», de mentionner le juge Larouche.

Ce dernier a aussi interdit tout contact avec la victime.

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