La clémence du juge Rosaire Larouche

La scène s'était déroulée lors d'une opération policière.... (Archives Le Quotidien)

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La scène s'était déroulée lors d'une opération policière.

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Une dame de 35 ans de Chicoutimi a bénéficié de la clémence du juge Rosaire Larouche en obtenant une absolution inconditionnelle pour s'en être prise à des policiers.

Les événements se sont déroulés le 25 mai dernier. La femme, dont nous tairons l'identité pour ne pas identifier son enfant, se trouve alors en période de désorganisation. Sa mère s'inquiète et communique avec le service d'urgence de Saguenay.

À la vue des policiers, la dame s'énerve. Souffrant de trouble d'apprentissage et de déficit d'attention et de trouble de la personnalité, la cliente de Me Bonneau craint que les agents ne viennent lui enlever sa fille.

La situation s'envenime et l'accusée s'en prend aux agents.

Arrêtée et accusée d'agression sur un policier, elle s'est retrouvée, hier matin, devant le juge Larouche.

L'avocate de la défense, Me Bonneau et sa consoeur de la Couronne, Me Audrey Allard, avaient une suggestion commune à offrir au magistrat, soit un sursis de sentence pour une période de 12 mois.

Avant de rendre sa décision, le juge s'est informé de la situation de l'accusée. Il a été démontré que sa condition de santé n'était pas connue au moment des événements.

Mais depuis ce temps, les choses se sont beaucoup améliorées étant donné que la femme prend une médication et ne semble plus éprouver de problèmes particuliers.

Le juge Larouche a été attentif à toute cette histoire. Il a d'abord exprimé sa surprise de voir qu'un tel dossier, un drame humain, se retrouve en cour criminelle.

«Je peux comprendre votre réaction lorsque vous pensiez que l'on voulait vous enlever votre enfant. Par contre, je ne cautionne pas ce que vous avez fait. Mais je vais tout de même vous accorder une absolution inconditionnelle», a tranché le juge Larouche. La dame n'a pas immédiatement compris ce qui se passait. Lorsque son avocate lui a dit qu'elle n'aurait pas de casier judiciaire pour ce dossier, elle était très heureuse.

«Merci monsieur le juge. Vous êtes bien gentil et continuez votre bon travail», a-t-elle conclu avant de sortir de la salle d'audience du Palais de justice de Chicoutimi.

À la suite des événements du mois de mai, l'accusée s'est retrouvée devant le Tribunal de la jeunesse concernant la garde de son enfant. Au moment où l'un des policiers est venu expliquer ce qui s'était passé, la cliente de Me Bonneau s'est levée durant son témoignage pour s'excuser de son comportement.

Le tribunal lui a tout de même retiré temporairement la garde.

«Depuis ce temps, ma cliente est sur la voie de la réhabilitation. Elle va bien et est sur le point de reprendre en partie la garde de sa fille», de dire Me Bonneau.

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